Aprionis : les syndicats demandent la réouverture des négociations salariales
Mots clés : - Aprionis,
- Novalis-Taitbout,
- Vauban Humanis,
- Groupe de protection sociale,
- salaires dans l’assurance
Le siège social d'Aprionis, le Cadran
© Bernard Martinez
Organisées en juin, les NAO (négociations annuelles obligatoires) chez Aprionis se sont soldés par un échec. Le groupe de protection sociale a en effet décidé d’arrêter les négociations salariales, alors qu’aucun accord n’a été trouvé avec les syndicats. Résultat, 40 % des salariés d’Aprionis (selon l’intersyndicale) ont débrayé deux heures mardi 5 juillet, dans onze sites en France (Arras, Lille, Sarcelles, Pantin, Paris, Malakoff, Blois, Toulouse, Montpellier, Lyon, Marseille) pour demander la réouverture des négociations. Un mouvement social qui constitue une première au sein du groupe de protection sociale. Aprionis a fusionné depuis le premier janvier 2011 ses instances politiques avec celles du groupe Vauban Humanis pour donner naissance à Humanis.
Pas de terrain d'entente sur les salaires
Lors des NAO, les syndicats souhaitaient une augmentation collective de 2 % sur les salaires bruts (rétroactive au 1er janvier 2011), avec un minimum de 50€ par mois, plus une prime de 500€. En réponse à ses revendications, la direction proposa une hausse de 1,5 % sur les salaires de base hors ancienneté (à partir du 1er juillet), avec un minimum de 30€ par mois. « A la suite de cette proposition, il y a eu une suspension de séance. Nous avons alors organisé une intersyndicale (FO, CFDT, CGT, CFE-CGC) où nous avons demandé à rencontrer le directeur Damien Vandorpe », précise Philippe Valette, secrétaire général du syndicat CGT Aprionis. Suite au refus de la direction d’organiser ce rendez-vous, le groupe paritaire a arrêté les négociations et pris la décision d’appliquer à partir du 1er juillet 1,5 % d’augmentation sur les salaires. « Cela a été un peu expéditif… », peste Nelly Laubray, délégué CFDT du personnel à Blois.
Menace sur la future fusion ?
Trois jours après le débrayage, les syndicats sont convoqués ce vendredi 8 juillet, au siège d’Aprionis, situé à Malakoff (Hauts de Seine). Objectif : leur faire signer le procès-verbal de désaccord salarial. Un document qu'ils n’ont pas l’intention de parapher, préférant la réouverture des NAO. Si cela ne devait finalement pas être le cas, certaines organisations menacent de retarder la fusion des groupes Humanis et Novalis Taitbout, prévue au 1er janvier 2012. « Dans le cadre de ce rapprochement, nous sommes en pleine consultation du comité d’entreprise et des délégués syndicaux centraux. Or, s’il n’y a pas de réouverture des négociations salariales, nous voulons boycotter les réunions consacrés à la consultation sur la fusion », explique Philippe Valette. Joint par téléphone, la direction n’a pas souhaité s’exprimer « sur un sujet interne lié à l'organisation ».
Nicolas Thouet









