Axa précise sa feuille de route pour 2015
Mots clés : - Axa,
- sociétés d'assurances,
- stratégies
L’annonce le 31 mai de la cession de ses activités canadiennes à Intact Corporation Financière tombait à pic pour illustrer une des grandes orientations d’Axa d’ici à 2015. Comme il l’avait fait en juin 2010 en vendant une partie de ses activités britanniques à Resolution, Axa va continuer à remodeler ses activités sur les marchés dits matures pour se concentrer sur les zones géographiques, segments de clientèle ou lignes de produits les plus profitables. En parallèle, le groupe veut doubler de taille dans les pays à forte croissance (Asie, Europe centrale et Europe de l’Est, Amérique Latine, etc.) et y multiplier ses profits par 2,5.
Ce double mouvement doit participer à une augmentation du résultat opérationnel par action de 10% par an. Un objectif qualifié de « raisonnable et ambitieux compte tenu des aléas » par le PDG du groupe AXA, Henri de Castries, mais qui ne pourra être atteint sans réduction des coûts. Pour réaliser 1,5 Md€ d’économies comme il l’avait annoncé, le groupe va opérer sur tous les fronts. L’optimisation de la distribution doit par exemple y contribuer à hauteur de 400 M€, l’amélioration de l’efficacité opérationnelle à hauteur de 600 M€, le reste provenant de l’informatique et des achats. Le groupe entend dégager 24 Md€ de cash flow opérationnel et vise un ratio d’endettement de 25%.
Ce plan se décline sur chacune des activités du groupe. En assurance vie, l’objectif est de retrouver des indicateurs équivalents ou supérieurs à ceux d’avant la crise : des marges sur affaires nouvelles supérieures à 28%, accroitre de 20 points la part des unités de compte pour les affaires nouvelles réalisées en Europe continentale. En assurance dommages, le groupe entend multiplier son chiffre d’affaires par deux dans les marchés à forte croissance alors que sur les marchés matures l’objectif est de maintenir ses parts de marché, soit une croissance annuelle de l’activité de 3,5%, tout en veillant à développer la vente directe et à améliorer le ratio combiné. A savoir le faire passer de 99,5 à 96%.
Estelle Durand






