Etats-Unis : la facture d'Irène moins lourde que prévue

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© NASA image by Jeff Schmaltz, MODIS Rapid Response Team

Depuis Katrina en 2005, de sinistre mémoire pour les Américains et pour les (ré)assureurs, aucun ouragan n’avait fait trembler à ce point l’Amérique et la « planète finances ».

Comme toujours en pareille situation, les estimations les plus floues circulent. Du simple au triple, rien n’est sûr. Malgré tout, l’ouragan Irène, rétrogradé en tempête tropicale dans la journée du dimanche 28 août, a provoqué de nombreux dommages, et semé la panique jusque dans les milieux financiers, en raison de la place centrale de la bourse de Wall Street, pas franchement au mieux de sa forme ces derniers temps… Côté assureurs et réassureurs, la vigilance était aussi à son comble, après un premier semestre 2011 déjà plombé par les catastrophes au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande, qui se sont traduites par des pertes nettes pour nombre d’entre eux. Au final, bien que salée, la facture « d’Irène » s’annonce en tout cas, a priori, parfaitement gérable pour le marché. Selon la société de modélisation Eqecat, la note serait ainsi comprise entre 200 M$ et 400 M$ (entre 138 et 276 M€) pour les seuls dommages couverts par les assurances dans les états de Caroline du Nord et du Sud. Ce qui ne constitue qu’une estimation fragmentaire des dommages assurés, à reporter aux 10 Md$ de dommages évoqués par certaines sources, imputables notamment aux inondations après le passage d’Irène sur New-York et ses banlieues. Le gouverneur du New-Jersey allait même, dimanche 28 août, jusqu’à évoquer des dommages qui se montraient « à des milliards de dollars ou même à des dizaines de milliards de dollars ». Selon la société de modélisation Kinetic Analysis, le coût d'Irène pourrait ainsi s’établir entre 5 à 10 Md$. Bref, il est trop tôt pour avoir un bilan chiffré précis du passage d’Irène, qui avant même de frapper New-York, avait fait des victimes et causé des dommages sur sa trajectoire et la fourchette reste, pour l’heure, très large. Ce qui est sûr, c’est qu’à chaque fois le même débat resurgit. Alors que l’incurie et la désinvolture du gouvernement Bush au moment de l’ouragan Katrina, le 29 août 2005 (dont le bilan a été très lourd : 1 836 morts et 71 Md$ de dommages pour les assureurs et réassureurs), avaient suscité une réaction indignée de la part des Américains et de la communauté internationale, cette fois il est reproché aux autorités d’avoir voulu trop en faire en déclarant l’état d’urgence, en évacuant des millions d’habitants, et en neutralisant les transports en commun et les vols internationaux au départ ou à l’arrivée de New-York ! Ce qui engendrera aussi des frais pour les (ré)assureurs…

 


 


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