Japon – Zone Pacifique : la facture s’alourdit pour les réassureurs
Mots clés : - catastrophes naturelles,
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Il était inscrit dans les tables du temps, il vient de se produire. LE tremblement de terre historique au Japon, annoncé de longue date par les experts, a finalement eu lieu, vendredi 11 mars. Au-delà du séisme en lui-même, le tsunami consécutif a provoqué de nombreuses pertes humaines et des dommages colossaux. Difficile, pour l’heure, d’établir un bilan précis, tant au niveau des dommages occasionnés qu’au plan de la facture pour les assureurs et réassureurs. Les sociétés de modélisation font ainsi état, pour l’instant, de fourchettes estimatives très larges, à l’instar d’Air Worldwide qui pronostique un coût pour le secteur compris entre 14,5 et 34,6 Md$... Seule certitude aujourd’hui : après le cyclone et les inondations en Australie, et le tremblement de terre en Nouvelle-Zélande, déjà très couteux pour les réassureurs en ce début 2011, le séisme et le tsunami japonais alourdissent une facture déjà conséquente… « La plupart des réassureurs ont déjà atteint, voire dépassé, leur budget cat nat pour 2011. Cela va forcément engendrer des hausses de taux lors des prochains renouvellements, en tout cas pour la zone Asie/Pacifique. Reste à espérer, pour les réassureurs, qu’il n’y aura pas d’autres catastrophes naturelles hors normes courant 2011… », témoigne un expert. Parmi les plus exposés figureraient Munich Re et Swiss Re, ainsi que les Lloyd’s. Dans un réflexe pavlovien, les bourses mondiales ont d’ailleurs, dès l’annonce de la catastrophe le 11 mars, fait dévisser toutes les valeurs d’assurance et de réassurance cotées, qui ont perdu en moyenne 6% de leur valeur en séance. Et la situation, déjà catastrophique, pourrait encore empirer dans les jours à venir, avec la crainte d’accidents nucléaires et de répliques de forte amplitude.
Catherine Dufrêne








