L'assurance maritime face à la fin du gigantisme

Par - Mis à jour le 28 mai 2012, à 00h 00 - Publié le

Réunis récemment à Paris, les assureurs transports ont évoqué les mutations du fret maritime et notamment la diminution des gabarits des navires en vue de réduire les risques.

A l’occasion de la 4ème édition des Rendez-vous de l’assurance transports, la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et le Comité d’études et de services des assureurs maritimes et transports (Cesma) ont invité à Paris, les 22 et 23 mai, les professionnels du secteur à réfléchir à son évolution. Il en résulte que si les progrès techniques engagés depuis les années 60, dans un souci de maîtrise des coûts et de massification des risques, ont donné naissance à des cargos gigantesques, capables de transporter jusqu’à 14 500 conteneurs, les gabarits des bateau sont aujourd’hui moins imposants.

Pertes sur les marchandises

Pour Fabrice Levesque, gérant du Cabinet Levesque, « la course au gigantisme finit par aggraver les risques : capitaux engagés plus importants, hausse des temps de transports au travers des hubs au détriment des voies directes… ». L’allongement notamment du temps de séjour à quai, contribue au retour de risques qu’on avait réussi à supprimer comme, par exemple, la condensation, obligeant à installer de coûteux systèmes d’atmosphères contrôlées et d’hyperventilation pour éviter de perdre les marchandises périssables.

Des normes pléthoriques

Par ailleurs, malgré la globalisation des échanges, le transport maritime souffre du manque d’harmonisation des législations entre pays. Celui-ci a favorisé le développement parallèle de normes (plus de 19 000 sur le plan international depuis la création d’Iso en 1945), qui se trouvent parfois en conflit avec les règles des Etats. D’où des risques politico-commerciaux que les assureurs maritimes doivent prendre en compte.

Aurélie Nicolas

 

Les risques politiques à surveiller

Les risques politiques, couverts depuis 1969 par les syndicats des Loyd’s, ne sont pas à proprement parler des « nouveaux risques » mais en constante évolution, ils retiennent dans le contexte actuel toute l’attention des assureurs. Caractérisés par l’intervention de la puissance publique pour empêcher les développements commerciaux, ils peuvent prendre la forme d’un retrait de licence ou de l’inconvertibilité soudaine d’une devise.


 


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