Rechercher

Les assureurs battent la campagne à Paris

Le 25 février 2010 par Stephane Tuffery


A la veille du Salon de l’agriculture, les rares assureurs spécialistes des risques climatiques des agriculteurs battent le pavé parisien et relancent le lobbying auprès des pouvoirs publics.

C’est Groupama qui a tiré le premier cette année. Pacifica et les autres assureurs (Allianz, L’Etoile…) de la branche ne sont pas loin. A la veille du Salon de l’agriculture, qui ouvrira ses portes samedi 27 février à Paris, l’assureur vert vient de relancer le lobbying de la profession pour tenter d’obtenir des pouvoirs publics un mécanisme de réassurance publique, via la CCR, voué à sécuriser le système d’assurance récoltes en place depuis 2005. Satisfaite il y a un mois, après la publication des deux textes réglementaires relatifs à la prise en charge partielle des primes d’assurance récolte, la profession est de nouveau dans l’expectative.
L’arrêté définissant les périls couverts et le décret fixant l’enveloppe de subventions (133 M€) et le taux de prise en charge par les pouvoirs publics des primes d’assurance (65%) ont été bien accueillis lors de leur publication au JO du 24 janvier 2010. En revanche, l’actuel examen du projet de loi de modernisation de l’agriculture, et surtout le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) de décembre dernier relatif à l’amélioration de la gestion des aléas en agriculture, inquiètent les assureurs.
En effet, alors que les professionnels sortent à peine du très long processus d’expérimentation des polices multi-périls, le rapport de l’IGF souhaiterait voir les assureurs se lancer dans de nouvelles expériences en matière d’assurance récolte sur les fourrages, ou encore de couverture intégrant une "composante prix" et destinée à protéger les agriculteurs des très fortes fluctuations des prix des matières premières agricoles. D’où cet objectif de Groupama, avec semble-t-il derrière lui l’ensemble des assureurs des risques agricoles, de voir d’abord le dispositif multirisques agricoles sécuriser avant de s’engager dans de nouvelles expérimentations.

Emmanuelle Bernard et Stéphane Tufféry


 


Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin imprimer envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
image catalogue connexion

Abonnement 1 an

Magazine hebdomadaire + e-newsletter

quotidienne + accès aux archives du site

Toutes les offresbouton je m abonne

Espace abonnés


Vos codes d'accès sont erronés. Veuillez saisir votre email et votre mot de passe.

À la une
 Publicité  Pour nous contacter  Condition générales d’utilisation  RSS  Infopro Communications recrute