Les salaires dans l’assurance devraient stagner en 2012

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Crise oblige, les rémunérations ne vont pas augmenter cette année dans le secteur, selon le cabinet de recrutement Robert Walters

Cette année encore, les salariés de l’assurance ne retrouveront pas des niveaux d’augmentations comparables à ceux d’avant-crise. Au vu de l’incertitude économique, la prudence est de mise dans le secteur. C’est ce que montre l’enquête « Salary Survey », réalisée par le cabinet de recrutement Robert Walters. « Même si la crise n’a pas eu d’impact sur les embauches, les assureurs font désormais attention aux rémunérations proposées », constate Marion Aboaf Karila, manager de la division assurance chez Robert Walters. « Après avoir vu une année 2011 où les salaires n’ont pas bougé, le début de l’année 2012 s’annonce également peu généreux », analyse Antoine Morgaut, CEO pour l’Europe continentale et l’Amérique latine chez Robert Walters.

Prime à l'actuaire

Une fonction tire toutefois son épingle du jeu : l’actuaire. « Sur ce profil, il y a toujours une progression constante du salaire. Le marché de l’assurance reste en pénurie d’actuaires. Du coup, les recruteurs n’hésitent pas à faire un effort financier pour les attirer dans leurs filets », indique Marion Aboaf Karila. Avec une hausse de 10% de salaire en moyenne, un jeune diplômé actuaire peut ainsi espérer gagner entre 45 000€ et 50 000€ bruts par an, au bout de seulement trois ans d’expérience.

Pas d'évolution

Alors que près de la moitié des cadres (49 %) tous secteurs confondus ne sont pas satisfaits de leur rémunération par rapport à leur charge de travail selon l'institut OpinonWay, le groupe Robert Walters n'annonce pas d'évolution dans les autres métiers de l'assurance. Comme l’an dernier, un souscripteur (avec 3 à 6 ans d’expérience) sera payé entre 35 000€ et 55 000€ bruts par an. La rémunération d’un chargé de clientèle se situera entre 35 000€ et 65 000€ bruts par an, alors que celle d’un commercial variera entre 20 000€ et 45 000€.

NAO tendues

Entre des salariés qui demandent que leur rémunération soit indexée sur l’inflation et des enveloppes réservées aux augmentations qui n'évoluent pas, les négociations annuelles obligatoires (NAO) n'ont pas fini d'être tendues dans le secteur. Surtout quand on sait que, selon l'étude nationale de rémunération du cabinet Hays, tous métiers confondus, les salaires dans l'assurance ont connu une baisse depuis 2009. 

Nicolas Thouet


 


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