Mission d’information sur la sécurité routière : s'attaquer aux chauffards
Mots clés : - Accidents de la circulation et assurances,
- Gema,
- Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages(FGAO),
- Code de la route
Au matin du 2 septembre, la table ronde consacrée au coût économique et social des accidents a permis au Gema de présenter un bilan chiffré du travail des assureurs : « La charge des sinistres automobiles s’est élevée à 16,3 milliards d’euros en 2009, dont 26 % ont été versés au titre de la RC Corporelle », a expliqué Barbara Berrebi, chargée d’études.
Des progres a faire aupres des chauffards
Les associations de victimes n’en ont pas moins stigmatisé l’attitude parfois inhumaine des assureurs : « Lors du procès pénal visant à établir la responsabilité du chauffard ayant tué notre fils de 21 ans, le conseil de notre assureur a oscillé entre le cynisme et l’ignominie », se souvient Jean-Pierre Freani, père de la victime. Les démarches administratives et judiciaires sont souvent vécues, par des familles éprouvées, comme la violence de trop.
« Au fil des auditions se dégage l’impression que nous avons fait le plein des progrès possibles auprès des gens raisonnables, a observé Philippe Houillon, député UMP du Val d’Oise et rapporteur de la mission d’information. La marge de progression se situe désormais du côté des chauffards et des délinquants de la route. » Une impression que partage François Werner, directeur général du Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO), qui indemnise notamment les sinistres en cas de conduite sans assurance (70 à 80 millions d’euros d’indemnités par an) et de délit de fuite (20 millions d’euros par an) : « Mais il s’agit là d’un public marginal, que les campagnes de prévention et de coercition ne touchent pas. »
Sabine Germain








