Tarifs des contrats santé des entreprises : + 5% prévus en 2013
Mots clés : - Institution de prévoyance (IP),
- Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS),
- tarif,
- Résultats,
- contrats collectifs
Les négociations de fin d’année s’annoncent difficile entre des assureurs en collective soucieux de restaurer les équilibres techniques et des entreprises désireuses de maitriser leurs coûts sur la santé.
La 23ème édition de Reavie bat son plein à Cannes et la question des tarifs 2013 est l'un des sujets très largement abordés par les congressistes entre deux ateliers. Selon l’enquête menée par L’Argus de l'Assurance auprès de différents acteurs du marché, les augmentations de tarifs des contrats collectifs santé devraient avoisiner les 5%. « C’est la tendance du marché », confirme un représentant d’une institution de prévoyance, tout en rappelant que pour les grands comptes et les contrats sur-mesure, la négociation est au cas par cas.
Résiliations en hausse
Même si elle est en recul par rapport aux années précédentes, cette hausse moyenne de 5% peut, néanmoins, paraître élevée au regard de l'environnement plutôt favorable : la progression des dépenses de santé est très modérée et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013 ne comprend ni nouvelles taxes, ni déremboursements du régime de base. « Tout le monde apure les portefeuilles », justifie un acteur de la collective, après avoir souligné l’état très dégradé des résultats techniques pour cause de crise économique…et l’absence de produits financiers. Certains prévoient même une progression des résiliations. « Cette année, toutes les hausses doivent être entérinées avant le 25 octobre pour pouvoir envoyer, si besoin, les lettres de résiliation dans les délais », témoigne un mutualiste.
Risque de rupture d'accès à la santé
« Tout le monde montre ses muscles en octobre, mais en décembre, les affaires reprennent le dessus. Et les augmentations prévues sont souvent renégociées à la baisse », tempère un bon connaisseur du dossier. Les négociations seront, toutefois, complexes. La révision à la baisse des garanties est bien plus fréquente que dans le passé. « Les entreprises n’entendent pas mettre un sous de plus dans la santé, mais les salariés demeurent prêts à payer pour conserver un bon niveau de couverture », explique un assureur, et cette « équation complexe » se traduit notamment par le développement d’options facultatives. Avec des conséquences en terme de « rupture d’accès à l’assurance santé », s’inquiète le représentant d’une institution de prévoyance.
François Limoge






