Un quart des conseillers en gestion de patrimoine estime que la profession se porte mal

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Lucidité, conseil et discernement sont les maîtres-mots de la 6ème édition du Baromètre des conseillers en gestion de patrimoine indépendants de BNP Cardif présenté le 6 septembre. Ces professionnels ont conscience de la persistance des difficultés économiques, de la recherche accrue de la part de leurs clients de sécurité dans leurs choix d'investissement et demeurent prudents sur les perspectives de développement de leur métier.

Hervé Cazade, responsable de la distribution et du développement commercial France chez BNP Paribas Cardif
Hervé Cazade, responsable de la distribution et du développement commercial France chez BNP Paribas Cardif
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Pour 25% des 500 conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), interrogés par TNS Sofres pour le compte de BNP Paribas, la profession se porte plutôt mal, voire même pour 2% d'entre eux, très mal. Le moral de ces professionnels affiche un point bas historique pour cette sixième édition du Baromètre CGPI puisqu’ils n’étaient que 17% à le penser l'an dernier.

« Les CGPI ont conscience de l’environnement durablement fragile qui les entoure », explique Hervé Cazade, responsable de la distribution et du développement commercial France chez BNP Paribas Cardif. Cette année, le baromètre montre que les conseillers indépendants ont pris conscience que le contexte n’allait pas s’améliorer de sitôt.

Peur du "Greece Exit"

Pour la profession, le principal défi dans l’exercice du métier reste l’adaptation à un contexte réglementaire plus complexe. Du fait de l’incertitude des marchés et le spectre de la sortie de la Grèce de la zone euro, la plus forte demande d’accompagnement de la part des clients a porté sur la révision des stratégies de placement.

Les perspectives fiscales occupent la deuxième place des préoccupations des CGPI, ce qui peut paraître assez logique sachant que le sondage a été réalisé par TNS Sofres entre le 24 mai et le 15 juin, c'est-à-dire en pleine période électorale avec en arrière-fonds un durcissement fiscal. Il n'empêche, il s'agit d'un changement radical des centres d’intérêt de la clientèle par rapport à l’année 2010, année où l'attrait l’investissement immobilier prédominait.

Pour 2012, 37% des CGPI interrogés anticipent une hausse de la collecte (contre 56% il y a un an), 38% une stabilité (contre 34%) et 25% une baisse (contre 10%). A noter également : l’épargne de précaution (livrets bancaires, comptes à terme...) progresse même si  la priorité des clients reste la constitution d’une épargne de long terme.

Vittoria de Bagnolo

6ème Baromètre CGPI BNP Paribas Cardif



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