57% des entreprises victimes d’une cyberattaque en 2016

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Selon le baromètre Euler Hermes-DFCG, les entreprises sont mal préparées pour faire face à la fraude. 63% n’ont pas de plan d’urgence à activer.

57% des entreprises ont été victimes d’une cyberattaque en 2016, selon le baromètre d'Euler Hermes
57% des entreprises ont été victimes d’une cyberattaque en 2016, selon le baromètre d'Euler Hermes
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Les entreprises sont de plus en plus exposées au risque de fraude. Selon le dernier baromètre de l’assureur-crédit Euler Hermes et de l’association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG), plus de 8 entreprises sur 10 déclarent avoir été victimes d’au moins une tentative de fraude au cours de l’année 2016. « C’est un chiffre préoccupant, surtout quand on sait que 20% des entreprises interrogées n’ont pas réussi à déjouer toutes les tentatives, et que les pertes occasionnées peuvent considérablement affecter leur trésorerie et leur rentabilité. En effet, 10% des sociétés attaquées l’an passé ont subi une perte supérieure à 100 000 €», analyse Eric Lenoir, président du comité exécutif d’Euler Hermes France.

Phénomène le plus marquant, 57% des entreprises déclarent avoir subi une cyberattaque en 2016, contre 32% en 2015. Une « explosion » de la cybercriminalité « qui se manifeste sous diverses formes ». «La plus répandue reste le ransomware (rançongiciel), qui a touché 22% des entreprises répondantes l’année dernière», explique Sébastien Hager, expert fraude chez Euler Hermes France. C’est ce type de cyberattaque qui a frappé à la mi-mai 300.000 victimes dans 150 pays, dont une dizaine d’entreprises françaises. Baptisée «Wanna Cry», cette opération a bloqué des dizaines de milliers d’ordinateurs et a contraint Renault à mettre une partie de ses salariés au chômage technique.

Une menace croissante et protéiforme

« Le panorama des cyberfraudes évolue constamment, à l’image de ses auteurs, habitués à évoluer dans un univers technologique en pleine mutation. Les fraudeurs disposent plus facilement d’outils développés et puissants, permettant l’industrialisation de certaines attaques, d’où une menace croissante et protéiforme », souligne Sébastien Hager.

Si les entreprises sont conscientes du risque - 81% des directions financières craignent une accentuation du risque de fraude en 2017 – elles semblent mal préparées pour y faire face. Selon le baromètre Euler Hermes, 63% des entreprises n’ont pas mis en place de plan d’urgence à activer en cas de fraude. « L’étude montre que seules 22% des entreprises ont réalisé une cartographie des risques, pourtant essentielle. Or la gestion des risques, notamment dans les PME, est prioritaire si l’on veut anticiper et prévenir les risques plutôt que subir les dommages », ajoute Sophie Macieira-Coelho, présidente du comité scientifique de la DFCG.



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