REAVIE 2017

Accès aux soins : Ctip, FFA et FNMF mobilisés sur le reste à charge zéro

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Invités à s’exprimer lors de la conférence plénière de Reavie, ce vendredi 13 octobre à Cannes, les présidents du CTip, de la FFA et de la FNMF ont livré leur analyse de la mise en œuvre des premières propositions d’Emmanuel Macron en matière de complémentaire santé.

Quelques mois après l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, l'heure est au round d'observation quant à sa politique en matière de santé. « Il est encore un peu tôt pour juger le début du quinquennat d’Emmanuel Macron », a estimé Thierry Beaudet, président de la Mutualité française (FNMF), se félicitant que, sur la forme, les relations soient « courtoises ». Un sentiment partagé par Pierre Mie, président du Centre technique des institutions de prévoyance (CTip), qui veut « croire à la concertation », ainsi que par Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance (FFA), qui a déclaré qu’il est « vrai qu’on a la sensation d’être face à des interlocuteurs respectueux ».

Preuve de cette place accordée à la concertation : le fait que les mesures pour atteindre reste à charge zéro en optique, audioprothèse et dentaire à l’horizon 2022, ne figurent pas dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018. Le temps est d’autant plus important que, pour M. Beaudet, l’enjeu est d’ « être acteurs de ce qui nous arrive »...

Attention aux effets d’aubaine

La FNMF a d’ailleurs déjà commencé à travailler sur le sujet, en lançant « Place de la santé – L’observatoire », dont la question des restes à charge (RAC) a constitué le premier thème, signe qu’elle s’inscrit dans « une dynamique où l’enjeu est de faire des propositions ». Mais M. Beaudet ne souhaite pas prendre l’expression de RAC 0 au pied de la lettr : il préfère parler de « RAC maitrisé, sans réglementer l’ensemble des tarifs, pour ne pas créer d’effets d’aubaine dans certaines  une allusion au fait que les tarifs de certains soins, comme les prothèses dentaires, sont soumis à des variations géographiques.

Toujours sur la problématique des restes à charge, M. Spitz a lui aussi insisté sur le fait qu’il faut « bien voir que, derrière le projet politique, on parle de choses très différentes ». Il a ainsi noté que la France a un retard conséquent en matière d’audioprothèse, secteur où les problèmes sont loin d’être purement assurantiels. Il a notamment fait allusion au manque d’audioprothésistes du fait du numerus clausus, à un problème industriel lié au fait qu’il n’y a pas un seul fabricant français, ou au encore au problème du prix, avec une « vente forcée » de l’appareil et des services – avant que ces derniers ne soient délivrés dans le temps.

Au nom du CTip, M. Mie a aussi rappelé qu’en matière d’optique, les complémentaires santé n’étaient « pas loin » du RAC 0 grâce aux réseaux, dont le rôle vient d’ailleurs d’être reconnu par un rapport conjoint des Inspections générales des Finances et des Affaires sociales (IGAS/IGF) qui vient d’être rendu public.  

Les contrats-types aux calendes grecques ?

Autre promesse du candidat Macron, la mise en place de contrats-types de complémentaires santé. Le fait qu’elle ne figure ni dans le PLFSS ni dans la Stratégie nationale de santé récemment présentée par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, est perçu comme une autre bonne nouvelle par les présidents des fédérations, chez qui se dessine un consensus – ou plus précisément une envie d’avancer ensemble. Bernard Spitz a dit partager le point de vue de Pierre Mie, qui souhaite une approche pragmatique. « Les contrats ne sont pas simples, nous avons des efforts à faire et il serait bien que nous arrivions à progresser ensemble », a dit ce dernier. Thierry Beaudet a aussi ajouté que « la complexité qui nous est reprochée est largement héritée », rappelant par exemple qu’un médecin peut faire 70 cotations différentes...


Bernard Spitz

Bernard Spitz

Président de la Fédération Française de l'Assurance (FFA)

Bernard Spitz est né en 1959 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). 1983 : diplôme en finance de l'ESSEC Business School. 1984 : diplôme en service public de Sciences Po. 1986 : diplôme de [...]

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Thierry Beaudet

Thierry Beaudet

Président de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN) et président de la Fédération nationale de la Mutualité Française

Thierry Beaudet est né le 21 avril 1962 à Domfront. Thierry Beaudet a d'abord rempli différentes fonctions au sein de la MGEN, Depuis 2009 : président de la Mutuelle Générale de [...]

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Pierre  Mie

Pierre Mie

Vice-président du groupe Humanis

Pierre Mie est né en 1960. Diplôme d'études approfondies (DEA) de droit social de l'université de Lyon-III. Cycle de formation d'entreprise CPA. Plusieurs fonctions au sein du groupe Air France dans les [...]

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