Assurance collective santé

ANI : les TPE et les PME restent encore à convaincre

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Selon une étude menée par April, les dirigeants de PME revendiqueraient leur autonomie de décision face au poids des partenaires sociaux.
Selon une étude menée par April, les dirigeants de PME revendiqueraient leur autonomie de décision face au poids des partenaires sociaux.

Swiss Life et April, respectivement accompagnés par Ipsos et TNS Sofres, se sont donnés le mot en sortant deux enquêtes distinctes confrontant les attentes des dirigeants de TPE et PME concernant la généralisation de la complémentaire santé prévue par l’Accord national interprofessionnel qui est en train d’être débattue au Parlement.

Une mesure compliquée

Swiss Life, dans son étude menée avec Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de 203 chefs d’entreprise de 1 à 9 salariés, met en avant que 59% d’entre eux sont davantage favorables à un dispositif simplifié du type chèque santé à donner à leurs collaborateurs. Pour autant 62% des dirigeants interpelés affirment avoir l’intention d’appliquer le niveau de garantie minimum défini par leur branche. Enfin, même si 41% des TPE interrogées sont favorables à la mesure, 58% d’entre elles la trouvent compliquée à mettre en place tant par les démarches liées à la souscription (23%) que par le suivi administratif et comptable que cela implique (35%).

La légitimité des partenaires sociaux en question

De son côté le courtier grossiste lyonnais April accompagné de TNS Sofres fait parler salariés et patrons d’une même voix. L’étude est en effet réalisée auprès de 300 dirigeants d’entreprise de 1 à 49 salariés et de 500 salariés d’entreprises de même taille. Selon l’enquête d’April, 97% des salariés des PME interrogées attachent une grande importance à la notion de liberté de décision. Concernant la légitimité des partenaires sociaux dans le cadre de ces accords de branche, l’heure serait, à en croire l’étude, à la défiance pour les entrepreneurs interrogés. 62% d’entre eux les jugent même illégitimes. Ce chiffre monte à 72% pour les entreprises ne disposant pas encore d’un accord de branche sur la complémentaire santé.

 

 

 



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