Apivia, à l'heure Macif

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Intégré au pôle santé-prévoyance de la Macif via une UMG entérinée en juin dernier, Apivia veut croître en santé collective... sans rien céder de son ancrage en santé individuelle.

Le siège d’Apivia Mutuelle à La Rochelle (Charentes-Maritimes).
Le siège d’Apivia Mutuelle à La Rochelle (Charentes-Maritimes).

« On va construire ensem­ble », déclarait Jean-Luc Pelaud, président d’­Apivia Mutuelle, en juin 2016, lors de l’annon­ce, par Macif, de la création d’une Union mutualiste de groupe (UMG) avec ses partenaires Apivia Mutuelle (sic), Macif Mutualité, la ­Mu­tuelle du personnel IBM, la Mutuelle Air France (MNPAF) et la Mutuelle natio­nale des fonctionnaires des ­collectivités territoriales (MNFCT). Un an plus tard, l’UMG est entérinée.

« Créer des synergies »

Apivia – fruit de la fusion, il y a deux ans, de la mutuelle niortaise Smip qui propose quelques contrats de santé collective dans une dizaine d’agences, et de la mutuelle des arts & métiers Smam basée à La Rochelle, chantre de la santé individuelle via le courtage – s’apprête donc à changer, une fois encore, de périmètre.

En cours d’instruction prudentielle par l’ACPR, le dossier est, sur le volet stratégique, limpide pour ­Apivia : développer la santé collective sans se départir de sa prégnance en santé individuelle. De fait, la croissance est au rendez-vous avec 275 M€ de CA encaissé l’an dernier dont 80 % ­provenant de la complémentaire santé. Mais à 90 % de contrats… indivi­duels ! Pas évident, sur cette base et dans un environnement ­ultra­concurrentiel, d’attirer les ­entreprises. La mutuelle compte y parvenir en ­proposant le bon produit au juste prix.

Toute chose que l’UMG doit ­faciliter grâce à la mise en commun de moyens et la baisse à venir des frais de gestion du groupe, notamment par l’adoption de solutions ­industrielles.

« On travaille à créer des synergies et à partager nos savoir-faire afin de distribuer les complémentaires santé les plus adaptées », explique Yann Beganton, directeur général d’Apivia Courtage. Cette filiale grossiste est clé dans la conquête du collectif, les courtiers étant en prise directe avec les TPE et les PME locales ciblées par la mutuelle.

APIVIA C’est ...

  • 275 M€ de chiffre d’affaires (encaissement)
  • 7,4 M€ de résultat net
  • 3 200 courtiers partenaires qui réalisent 85 % des ventes
  • 635 000 personnes protégées dont 40 000 TNS sur la gestion du RSI
  • 560 collaborateurs

L’atout Santéclair

La nouvelle affiliation d’Apivia a donc été opportunément placardée sur le stand de la mutuelle aux dernières Journées du courtage, qui se sont déroulées mi-septembre, à Paris.

« En termes d’image, faire partie du groupe Macif est une force », souligne Jean-Marc Simon, directeur général d’Apivia Mutuelle. « Cette appartenance a attiré de nouveaux courtiers, en plus des 3 200 partenaires déjà ­codés », ajoute Yann Béganton.

Autre carte maîtresse : Santéclair. « On ne peut pas attaquer le marché collectif sans réseau de soin », poursuit Jean-Marc Simon. Et enfin, la spécialisation, chaque mutuelle pouvant, de par sa valeur ajoutée affinitaire, ­prétendre à des accords de branches.

« Nous pouvons aussi répondre à des appels d’offre du secteur parapublic de façon industrielle », précise Jean-Marc Simon. La gamme est large allant du socle ANI à une palette de renforts dans une logique très ­modulaire et sur-mesure pour les ETI. « Nous gagnerons quelques points, chaque année, en collectif dans les quatre ans à venir », affirme Jean-Marc Simon qui vise 283 M€ de CA cette année. Soit plus d’un quart du nouvel ensemble Macif santé-prévoyance.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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