Assurance auto : Tesla devient courtier

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Selon le site Electrek, le constructeur de voitures électriques sportives semi-autonomes teste à Honk Kong et en Australie l’intégration d’une assurance sur-mesure dans son offre automobile. Mais ce n'est pas l'entreprise californienne qui porte le risque !

Tesla a négocié un package assurantiel sur-mesure avec Axa et QBE
Tesla a négocié un package assurantiel sur-mesure avec Axa et QBE

Dans la famille des nouveaux entrants, rapidement qualifiés de « disruptifs », sur le marché de l’assurance automobile, voici Tesla. Diffusée par le site spécialisé Electrek et relayée par la presse numérique (Numerama, le journal du Geek…), l’information est sérieuse. Le constructeur de voitures électriques sportives semi-autonomes propose des assurances à ses clients à Honk Kong et en Australie. 

Une intégration sous forme de package assurantiel maison, lors de la vente d'un de ces bolides haut-de-gamme et technologiques, qui résulterait de la difficulté rencontrée par les clients à les faire assurer à des prix corrects sur le marché traditionnel.
Le contrat de Tesla prévoit ainsi :

 

  • La réparation de la voiture, ou son remplacement en cas de vol ou d’impossibilité de réparation, par un modèle et une série identique si l’incident se produit dans les trois ans suivant la première immatriculation ;
  • l'assurance du connecteur mural en cas de dommages ;
  • le libre choix du réparateur agréé
  • le prêt du véhicule à tout conducteur.


Tesla joue, en fait, au courtier !

Pour proposer ces contrats, Tesla s’est, en fait, associé à d’autres assurances, avec qui il négocie les conditions sur-mesure. En aucun cas l’entreprise californienne ne porte le risque au contraire de ce que Volvo, en pointe dans l’automatisation des véhicules, prévoit.

En amont, les assureurs concernés sont Axa General Assurance à Honk Kong, et QBE en Australie.
Le récent accident dû à la défaillance de la fonction de pilotage automatique de ses voitures a, rappelons-le, mis en lumière la nécessité de rassurer les éventuels acquéreurs. Des questions demeurent : sur quelle base rembourser les réparations, lorsque la batterie est endommagée ? Qui de l’assurance de Tesla ou du conducteur serait enclenchée en cas d’accident ? Le libre choix du réparateur – une obligation en France – a –t-il du sens sachant que tous les réparateurs ne sont pas habilités à intervenir sur ce type de voiture ?
Ce programme de vente d’assurance est encore au stade de test. Tesla peaufine donc, certainement, son offre avant d’envisager un déploiement mondial.

 

A noter :  l'Argus de l'assurance organise, le 18 octobre 2016 la première conférence dédiée à l'assurance de l'auto connectée. Plus de renseignements sur ce lien.


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