Assurance : le Paris-Bordeaux, une aubaine

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Depuis juillet, Bordeaux est à 2 h 04 de Paris. Si l’effet TGV se fait surtout sentir sur les prix de l’immobilier et la fréquentation touristique, les assureurs locaux prévoient un effet boule de neige.

Depuis le 2 juillet, Bordeaux est accessible,en moins de 3 heures, depuis Paris.
Depuis le 2 juillet, Bordeaux est accessible,en moins de 3 heures, depuis Paris.
MEHDI FEDOUACH / afp

Si Bordeaux a longtemps été qualifiée de « belle endormie », la ville se réveille depuis une dizaine d’années : la rive droite se métamorphose en lieu de vie alternatif, les bassins à flot se transforment en quartier résidentiel, le programme urbain Euratlantique modifie les abords de la gare Saint-Jean... Et depuis le 2 juillet, la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) relie Paris à Bordeaux en seulement 2 h 04. Conséquen­ces ? La ville collectionne les premières places dans les classements des lieux où il fait bon vivre et/où investir, rendant le pari des politiques – passer d’une agglomération de 750 000 habitants à un million à l’horizon 2030 – plus que jamais à portée de mains. Côté business, l’impact s’esquisse. « Oui l’économie borde­laise reprend, frémit… », obser­ve le courtier Philippe Loiseau, vice-président de la CCI Bordeaux Gironde.

L’assurance à grande valeur

Côté assurance, les retombées économiques ne sont pas encore palpables. Pour Nicolas Dutreil, agent général MMA, pas de doute, « ce sont les professionnels du tourisme et de l’immobilier qui ressentent les premiers changements ». Même sentiment du côté de Jean-Jacques Peron, agent général Allianz : « Pour le moment, on constate essentiellement un afflux de Parisiens et de touristes. Et des rachats de commerce ». Mais tous estiment que la donne va changer : « évidemment, la LGV aura un impact économique positif, c’est certain », précise le courtier Jean-Yves de Béchade.

Ils sont nombreux à prévoir, à l’instar de Nicolas Dutreil, « un effet boule de neige sur plusieurs secteurs d’activité, dont l’assurance ». Ce que constatent d’ores et déjà les professionnels de l’assurance, c’est la création de nouveaux quartiers d’affaires. « Cela doit nous pousser à nous interroger sur notre lieu d’implantation professionnelle, avance Jean-Jacques Peron. D’autant plus que les annonces des banques et assureurs se succèdent. C’est le cas notamment d’Allianz et de la Caisse d’épargne locale qui ont décidé d’installer leurs sièges régio­naux dans la future zone Bordeaux–Euratlantique. »

Approcher le marché francilien

Loin de regarder les trains passer, courtiers et agents saisissent les opportunités pour aller, de leur côté, à l’assaut de Paris ! « Je suis spécialisé en risques d’entreprises, mais la région n’est pas très bien dotée en la matière. La LGV me permet d’approcher le marché francilien des entreprises middle market », explique Jean-Yves de Béchade. Un véritable appel d’air pour les spécialistes des PME. « Ici, il n’y a pas de tissu indus­triel. Les TPE, les commerçants, les artisans et le marché des particuliers constituent la grande majorité de la clientèle », confirme Jean-Jacques Peron. « Aujourd’hui si nous avons un contact à Paris, il n’y a plus aucun frein pour y aller », conclut Philip­pe Loiseau.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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