Assurance vie : la CLCV pointe un manque d’information des épargnants

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La CLCV a présenté les résultats de sa première enquête en matière d’assurance vie. Elle en retient un besoin d’une meilleure information du consommateur notamment sur les rendements servis.

« Il y a une opacité du secteur de l’assurance », a relevé Jean-Yves Mano, président de la CLCV lors de la présentation de la première enquête sur l’assurance vie de l’association. Sur 1 009 questionnaires envoyés (un par contrat) aux assureurs et distributeurs, 777 n’ont pas été retournés, sans oublier qu'un certain nombre de réponses ont été considérées comme incomplètes.

Outre cette absence de réponse, la CLCV a déploré la difficulté d’identifier précisément certains contrats au cours des différentes années sur lesquelles a porté l’étude (changement de nom, même produit mais noms différents, etc.). Sur ce point la CLCV appelle à « une modification des pratiques » via « une obligation de numérotation ou d’apposition d’un millésime annuel ».

Contrats ouverts versus contrats fermés

Autre enseignement de l’étude, même si ce n’est pas nouveau : la différence de performance servie aux épargnants entre les contrats bancaires et les contrats des assureurs et mutuelles est importante. Sur 8 ans, elle est de 22,62% pour les banques contre 27,96% pour les autres. En outre, l’association relève que sur 8 ans, le taux servis sur les contrats fermés à la commercialisation est de 25,62%  contre 27,13% pour les contrats ouverts à la souscription.

Surtout, l’association a constaté un taux de redistribution allant du simple au double entre les assureurs. Il varie de 56% à 107% et ce taux peut en outre être différent d’un contrat à l’autre chez un même assureur. Opposée à cette pratique, la CLCV demande aux professionnels « de faire preuve d’équité dans l’attribution des rendements et plus de transparence dans les informations données sur le produit commercialisé aux consommateurs. Nous souhaiterions notamment la mise en ligne des conditions générales et que le taux de distribution soit indiqué dans la plaquette commerciale avant la vente ».

Flou autour des unités de compte

L’association pointe d’ailleurs un autre manque d’information relatif aux unités de compte, largement poussées ces dernières années par les assureurs. Pour elle, « la notion d’unité de compte n’est pas adaptée aux petits épargnants ; ces produits ne garantissent pas le capital et les souscripteurs n’ont pas suffisamment d’information » sur ce point.

Pour cela, la CLCV s’appuie sur une enquête d’opinion menée en parallèle auprès de particuliers. Sur 678 répondants (détenteurs d’assurance vie ou non), il ressort que 25% ne savent pas indiquer si leur contrat est un monosupport ou un multisupport alors même que 62,8% estiment avoir été bien informés sur le niveau de risque de leur investissement. La définition même d’une assurance vie serait, selon l’association, mal maitrisée, 12% des non titulaires d’un contrat faisant une confusion avec l’assurance décès.

 


2 réactions

La rédaction | 01/12/2017 - 15H45

Bonjour @bobby,

Bien vu ! Ce 56% issu de l'enquête CLCV ne tombe pas juste. J'ai reformulé pour éviter toute confusion.

Bien cordialement,

Gwendal perrin

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bobby | 29/11/2017 - 16H39

777 sur 1009 cela nous fait un taux de réponse d'environ 77% et pas 56% comme indiqué en début d'article (à moins que ce soit le 777 fautif et plutôt 577 ?)

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