Assurance vie : Perspective 2016 toujours négative selon Fitch Ratings

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L’agence de notation maintient sa perspective de marché négative pour le secteur Français de l’assurance vie pour 2016. En cause, une offre commerciale encore trop orientée vers les produits peu risqués. 

Fitch reste pessimiste pour l'assurance-vie française en 2016
Fitch reste pessimiste pour l'assurance-vie française en 2016

L'assurance vie Française n'a toujours pas fait sa mue. C'est ce qui ressort d'un rapport publié par Fitch ratings le 5 janvier 2016 qui maintient une perspective négative pour l’assurance vie en France. Les acteurs de ce marché font en effet, selon l’agence de notation, face à un environnement contraignant en raison de la persistance des taux bas

Bien que le secteur ait su montrer sa capacité à développer sa collecte en unités de compte (plus de 50% de la collecte nette en 2015) et en produits de prévoyance, la palette commerciale proposée reste trop orientée vers les produits peu risqués, à commencer par le traditionnel fonds en euros, qui représente encore 80% des cotisations. « Cela va continuer à grever la profitabilité et la solvabilité des assureurs vie parce que l’activité traditionnelle d’épargne est moins rentable, plus coûteuse en fonds propres que les supports en UC ou la prévoyance », détaille Fitch qui prévoit toutefois que la collecte nette restera importante en 2016, tirée par la vente des UC et le manque d’attractivité des produits d’épargne alternatifs traditionnels.

La donne va changer sous Solvabilité II

Sur ce point, la faiblesse du taux de rendement du livret A (0,75 % depuis août dernier) devrait, selon Fitch, inciter les épargnants à se tourner vers des produits de placements de plus long-terme.

Sous Solvabilité II, l’agence de notation estime que les assureurs vie se « porteront bien », même si les ratios de solvabilité seront légèrement dégradés par rapport à ce qu’ils étaient sous Solvabilité I.
Selon l’ACPR, les provisions techniques des assureurs vie devraient être plus élevées que sous Solvabilité 2, tandis que les éléments admis en couverture  des exigences prudentielles seront plus bas. Ces différences s'expliquent notamment par des modalités de prise en compte moins avantageuses des plus-values latentes pour les assureurs sous Solvabilité 2.



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