Divergences stratégiques sur le sort de Coface

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Jérôme Cazes, le directeur général de Coface a été débarqué vendredi 10 décembre, après 22 ans de service au profit de Jean-Marc Pillu, un ancien d’Euler Hermes Sfac et de Mornay sur fond de divergences stratégiques avec l’actionnaire. Natixis avait annoncé clairement la couleur en 2009 en déclarant que l’activité de sa filiale Coface n’entrait pas dans « les métiers de cœur du groupe » tout en réfutant son intention de la vendre. Le départ de Jérôme Cazes rend donc plausible l’un des scénarios déjà évoqué : la cotation de l’assureur crédit. En l’état, les divergences stratégiques concernent la stratégie de diversification engagée par l'ancien DG de Coface , déjà recapitalisée deux fois. Or, Natixis a de loin été la banque la plus « chahutée » pendant la crise.

Mais la vente ne semble pas une hypothèse totalement écartée. "Depuis plus d’un an, Natixis cherche à vendre Coface sans succès, observe un proche du dossier. L’affacturage, activité qui oblige à financer des créances, est une activité gourmande en fonds propres. L’ensemble est trop hétéroclite et elle le sait. Si elle y parvient, elle ne pourra le faire que par « appartements », en cédant les différends métiers de Coface, notamment l’affacturage et l’activité de renseignements. Mais surtout Natixis souhaite vendre au meilleur prix ! Une chose est sûre : L’Etat, pour le compte duquel Coface a une activité d’assurance crédit, viendra certainement mettre « son nez » dans l’affaire et ne laissera pas Natixis faire comme bon lui semble ». Enfin, le projet d’agence de notation, pour lequel Coface était toujours en attente de son statut auprès de Bruxelles, devrait être écarté définitivement.

 




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