Assurtech : les Allemands à marche forcée vers la digitalisation

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Les assureurs allemands nouent des alliances dans l’assurtech (start-up dédiées à l'innovation technologique dans l'assurance) pour tenter de rattraper leur retard. Talanx, notamment, annonce deux coopérations significatives.

Après Allianz, Talanx accélère en terme de digitalisation via l'apport externe des start-up et de l'incubation interne
Après Allianz, Talanx accélère en terme de digitalisation via l'apport externe des start-up et de l'incubation interne

« La vente directe par Internet va continuer à prendre de l’importance », avait déclaré, en février 2016, Herbert Haas, le patron de Talanx, troisième groupe d'assurance allemand, auprès de ses employés pour leur signifier qu’il était temps d’engager le virage du numérique. Huit mois plus tard, il joint le geste à la parole.
 
Quelques jours après que le numéro un national Allianz a annoncé une participation dans la start-up italienne « Moneyfarm » (conseil en investissements financiers),Talanx confirme ce début octobre une coopération avec la plateforme américaine d’innovation Plug and Play (Silicon Valley) et l’accélérateur Startupbootcamp, basé à Londres. L'artillerie lourde ! Mais une stratégie calquée, en fait, sur celle du réassureur allemand Munich Re qui a déjà conclu des accords de coopération en 2015 avec les deux start-ups Plug and Play et Startupbootcamp. Talanx prévoit, en outre, la création de son propre incubateur d'innovations technologiques.

Vers un standard digital européen ?
 
Ces alliances dans l’insurtech confirment la volonté des Allemands de rattraper leur retard dans la digitalisation de leurs activités. Les experts considèrent, en effet, que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont, dans le secteur de l'assurance, en avance par rapport à leurs concurrents germaniques.
 
Pour la presse allemande, les Allemands ont enfin compris l’enjeu de l’Internet. « La politique de la Banque centrale européenne (BCE) n’est pas le vrai problème des milieux orgueilleux de l’assurance allemande, ce sont la régulation, les nouvelles technologies et surtout les nouvelles concurrences qui le sont », constate le quotidien économique « Handelsblatt ». « La nouvelle génération de clients n’attendra pas que les agents d’assurance sonnent à leur porte pour leur proposer des produits », prévient l’éditorialiste du journal. La gestion de la distribition apparaît, sur ce sujet, la donne la plus complexe pour les compagnies à réseaux.
 



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