Attentats : les indemnisations pour l'épicerie casher et l'imprimerie endommagées sont en cours

Par - Publié le

,

,

,

,

,

,

Allianz France et Generali France, deux des assureurs des entreprises ayant subi des dommages après les actes terroristes qui ont fait 17 victimes début janvier, ont enclenché les procédures d’indemnisation.

L'épicerie où a eu lieu la prise d'otages, le 9 janvier dernier, est assurée par Allianz France.
L'épicerie où a eu lieu la prise d'otages, le 9 janvier dernier, est assurée par Allianz France.
AFP

L’épicerie Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, où s'est déroulée une prise d’otages le 9 janvier, est assurée via un courtier par Allianz France en tant que locataire des locaux et propriétaire du fonds de commerce.

L’assureur fait état de dommages aux agencements (vitrerie, menuiserie, etc.), au matériel (meubles frigorifiques, caisses enregistreuses, etc.) et aux marchandises, mais aussi de perte d’exploitation, le magasin d’alimentation n’ayant pu reprendre son activité.

Plusieurs centaines de milliers d'euros de dégâts

«Nous accompagnons notre client depuis la fin de la prise d’otages. Le 15 janvier, nous avons pu enfin accéder aux locaux pour faire les premières constatations», explique Franck Le Vallois, directeur de l’indemnisation d’Allianz France. «Nous avons fixé en commun un objectif de réouverture de l'Hyper Cacher avant les fêtes de la Pâque juive début avril, soit une remise en état des locaux en mars, pour pouvoir réapprovisionner le magasin dans les temps», précise-t-il.

L’assureur a déjà effectué deux versements, de 135 000 € au total, à titre d’acompte. Au final, ce dossier devrait représenter une facture de «plusieurs centaines de milliers d’euros» pour l’assureur.

70 000 € d'acompte versés à l'imprimeur de Dammartin-en-Goële

Allianz France assure également, via un autre courtier, le journal Charlie Hebdo, qui a souscrit un contrat en tant que locataire des locaux. «Nous avons procédé aux démarches nécessaires afin de lancer la procédure d’indemnisation sans délai», indique Franck Le Vallois. Mais dans l’immédiat, les locaux du journal sont toujours interdits d’accès, selon l’assureur.

A Dammartin-en-Goële où s’étaient retranchés les frères Kouachi, l’imprimerie CTD a également subi d’importants dégâts lors de l’assaut des forces de l’ordre, le 9 janvier 2015. Selon la FFSA, citée par l’AFP, le 4 février, «les dégâts sont importants, et les assureurs mettent en œuvre les solutions appropriées pour une reprise d’activité rapide dans des conditions définies avec le client».

Contacté par l’Argus, Generali France confirme être l’un des assureurs de l’entreprise, pour laquelle il couvre le contenu des locaux, la perte d’exploitation ainsi que les véhicules, mais pas les bâtiments. Fin janvier, l’assureur a versé 70 000 € à titre d’acompte : 20 000 € pour financer la mise hors d’eau du bâtiment et 50 000 € pour préparer le redémarrage de l’activité.

Dans le détail, les assureurs de CTD prennent en charge, selon la FFSA, le gardiennage du site, la mise à disposition d’un local de bureau, le paiement d’une secrétaire en intérim, le transfert de l’activité vers un nouveau site et le remplacement des machines endommagées.  

Selon une source citée par l’AFP, les trois équipements d’impression dont dispose l’entreprise ont été détruits. La valeur de chacun d’entre eux serait comprise entre 80 000 € et 100 000 €.



Effectuer une autre recherche

Rechercher