Les bancassureurs ont finalement limité la casse pour les taux de rendement 2011
La plupart des bancassureurs ont dévoilé leurs taux de rendement pour l'année écoulée. La moyenne se situe dans une fourchette comprise entre 3 et 3,5%.
Ils représentent 61% du marché : en assurance vie, les bancassureurs donnent le ton en matière de rendement. Pour 2011, leurs taux se situent (hormis Prédica, filiale assurance vie de Crédit agricole assurances, pour son contrat Cap Découverte à 2,50%) autour de 3%, voire plus. Au global, les baisses entre 2010 et 2011 s'échelonnent entre 0,10 et 0,40 point, toujours exception faite de Prédica qui affiche un recul compris entre 0,60 et 1 point pour trois de ses contrats. Contactés, les responsables de Prédica n'ont pas pu s'exprimer en raison de l'annonce des résultats du groupe Crédit agricole prévue prochainement.
Un taux correct pour des encours en progression
Certains opérateurs issus des autres familles de l'assurance, ont pourtant communiqué des rendements qui pouvaient atteindre 4% (voir le tableau sur notre site argusdel'assurance.com).
« Certains taux du marché sont, certes, plus élevés, mais ils portent généralement sur des encours faibles, explique Jean-Pierre Diaz, responsable des produits d'épargne et de prévoyance chez BNP Paribas-Cardif. Nous sommes dans la moyenne du marché. Tous réseaux confondus, nos taux se situent un peu au-dessus des 3%. Il y a eu des estimations pessimistes au cours de l'année 2010, mais, au final, les résultats financiers nous ont permis de servir des taux raisonnables et intéressants pour les clients. »
La situation reflète effectivement les chiffres avancés par la FFSA : la rémunération des actifs (brut de fiscalité) de l'assurance vie est de 3% en 2011, contre 3,40% en 2010. Cette rémunération reste meilleure que celle des autres produits d'épargne : 2,5% pour le plan d'épargne logement (PEL), 2,1% pour le livret A et 2,6% pour le livret d'épargne populaire (LEP). À la différence que ces livrets sont nets d'impôts.
« En 2011, les fonds en euros ont pleinement rempli leur objectif : un placement de long terme permettant aux épargnants de sécuriser leur capital sur la durée avec un taux de rendement supérieur à celui de la majorité des autres placements d'épargne et supérieur à celui de l'inflation », insiste Bernard Le Bras, directeur exécutif de Suravenir. Chez la filiale d'assurance vie et prévoyance du Crédit mutuel Arkéa, l'encours du fonds en euros a ainsi progressé de plus de 1 Md€ sur l'exercice 2011, le portant à plus de 20 Md€ en fin d'année.
Les premiers signes d'une reprise
Pour 2012, nombre d'observateurs semblent plus optimistes, surtout dans la perspective d'une remontée lente des taux obligataires. « Nous avons moins d'inquiétude pour l'année 2012. Plus le temps passe, plus le marché s'approche de la fin de la crise. Pour autant, il ne faut pas s'attendre à une année extraordinaire de reprise des marchés financiers, mais les premiers signes du mois de janvier sont encourageants », conclut Jean-Pierre Diaz.
" LES FONDS EN EUROS ONT REMPLI LEUR OBJECTIF DE SÉCURISER L'ÉPARGNE À LONG TERME, AVEC UN RENDEMENT SUPÉRIEUR À LA MAJORITÉ DES AUTRES PLACEMENTS. " Bernard Le Bras, directeur excécutif de Suravenir

61% C'est la part de marché des bancassureurs en assurance vie
Source : FFSA

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