Premier baromètre sur l’attitude des Européens face aux risques
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Selon une enquête Ipsos menée pour l’Observatoire Crédit Agricole Assurances, près d’un Européen sur trois s’estime beaucoup plus exposé qu’avant la crise aux risques sociaux et financiers. Réalisée en mai 2012 auprès de 7 245 habitants de sept pays de l’Union Européenne (France, Allemagne, Italie, Espagne, Grande-Bretagne, Grèce et Pologne), cette étude révèle néanmoins de fortes disparités nationales.
Des français « risquophobes »
Les Français font partie des populations les plus « risquophobes » d’Europe : 62% considèrent que le risque est plutôt un danger à éviter (contre 51% des Européens), malgré un système de protection perçu comme efficace. Ils estiment bénéficier d’une protection (par un système d’assurance ou une couverture de l’Etat) sur 7 des 17 risques testés dans l’enquête (contre 4/17 en moyenne dans les autres pays).
L’Allemagne et la Grèce : deux extrêmes
En Grèce, la prise de risques est particulièrement valorisée, beaucoup plus que dans les autres pays. 77% des Grecs considèrent que le risque est « plutôt un stimulant » (contre 49% des Européens). 68% des Grecs pensent au mot « chance » (contre 37% des Européens) quand on leur parle de risques. A l’opposé, les Allemands considèrent que la prise de risques doit être évitée, car elle évoque avant tout le danger (à 75%) ou encore l’inconscience (59% contre 40% au global).
Pour Jérôme Grivet, Directeur général de Crédit Agricole Assurances, « ce baromètre est un éclairage particulièrement intéressant, en ces temps de crise, sur les postures très différentes qui prévalent dans chacun des pays étudiés. En tant que premier bancassureur en Europe, c’est aussi une véritable feuille de route pour la poursuite de notre activité ».






