Blockchain : une première application concrète dans l’assurance maritime

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EY et le spécialiste de la Blockchain, Guardtime, lancent la première plateforme d’assurance basée sur cette technologie, en partenariat avec Microsoft et XL Catlin.

C’est une première. On le répète à l’envi depuis des mois : la Blockchain, cette technologie qui permet l’échange d’informations de pair-à-pair de manière sécurisée sans tiers de confiance, devrait révolutionner le monde de l’assurance. En voici enfin une application concrète. Le cabinet EY, associé au spécialiste de la Blockchain Guardtime, ainsi qu’à Microsoft, aux assureurs XL Catlin et MS Amlin et à la multinationale Maersk, annonce ce mercredi 6 septembre le lancement de la première plateforme Blockchain pour le secteur de l’assurance maritime. Après 20 semaines de « proof of concept » (Poc), elle sera effective dès 2018.
 
Gagner en efficacité
 
Cette plateforme Blockchain, conçue sur la technologie cloud de Microsoft Azure, reliera les clients, les courtiers, les assureurs et les tiers impliqués, capturera des données sur les identités, les risques et les expositions et intègrera directement cette information aux contrats d'assurance. L’utilisation de la Blockchain est particulièrement pertinente dans le cas de l’assurance maritime car celle-ci évolue dans un écosystème international complexe impliquant plusieurs parties, de longues chaînes de documents et des volumes de transactions élevés, ce qui peut empêcher toute transparence, conformité ou gestion précise de l'exposition au risque. 
 
«C'est une priorité pour nous de tirer parti de la technologie pour rationaliser et automatiser notre interaction avec le marché de l'assurance. Les transactions d'assurance sont actuellement trop fastidieuses et fructueuses », confirme Lars Henneberg, chef du risque et de l'assurance du spécialiste du transport maritime Møller-Maersk.
 
Bientôt d'autres applications
 
Pour les assureurs, la plateforme Blockchain permettra de gagner en efficacité, d’accroître la transparence et réduire les coûts en ayant moins recours à la saisie manuelle des données. Elle réduira, ce faisant, les risques d’erreurs. Après l’assurance maritime, d’autres secteurs de l’assurance pourraient suivre. « Ce que nous avons fait, c'est passer du potentiel à la réalité. (…) Nous sommes impatients de déployer cette technologie dans l'industrie de l'assurance maritime et explorons comment ces résultats et ces connaissances seront appliqués à d'autres marchés d'assurance spécialisés et au-delà », commente Shaun Crawford, leader mondial de l'assurance EY.
«Alors que l'industrie de l'assurance a jusqu’ici considéré la Blockchain comme un moyen de revoir certains de ses processus et de devenir plus efficace, elle entraînera aussi des innovations de la «vie réelle». Nous apprendrons de ces résultats et les appliquerons à d'autres segments de l’assurance », relève Martin Henley, Chief Information Officer de XL Catlin.
 


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