Brexit : le Lloyd's annoncera au printemps la localisation de sa filiale européenne

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Lors d’un discours tenu ce mardi à Londres, Theresa May, la Première ministre Britannique, a confirmé la sortie du Royaume-Uni du marché unique tout en promettant de garantir les droits des ressortissants européens sur le sol anglais. Dans la foulée, le Lloyd’s a fait savoir qu'il annoncera l’emplacement de sa filiale européenne au printemps.

Côté britannique, les lignes directrices des futures négociations sur le Brexit sont désormais plus claires. A l’occasion d’un discours tenu devant un parterre de diplomates et de journalistes réunis, ce mardi 17 janvier à Londres, dans le manoir de Lancaster House, la Première ministre britannique,Theresa May a clarifié sa position quant à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Et c'est une position dure même si elle prétend le contraire. «Nous recherchons un partenariat nouveau équitable entre une Grande-Bretagne mondiale, indépendante, autonome et nos amis et alliés de l'UE». Quel type de partenariat ?
 
Londres va quitter le marché unique
 
«Je veux être claire: ce que je propose ne peut pas signifier rester membre du marché unique », a-t-elle déclaré, ajoutant que la Grande-Bretagne était également prête à quitter l'Union douanière qui réunit les 28 Etats membres de l'UE ainsi que la Turquie. « Je veux que nous ayons un accord douanier avec l'UE », a la Première ministre britannique, tout en précisant, assez menaçante : « Il vaut mieux pas d'accord qu'un mauvais accord ». 
 
En quittant le marché unique, Theresa May, qui s'est engagée à soumettre l'accord final sur le Brexit à un vote du Parlement, privilégie donc la possibilité de reprendre le contrôle de l’immigration et de la réglementation tout en mettant un terme aux contributions massives du Royaume-Uni au budget de l’Union européenne. Le gouvernement britannique promet cependant de garantir les droits des ressortissants européens actuellement installés au Royaume-Uni.
 
La fin des droits de passeport
 
La feuille de route de la Première ministre invalide ainsi l’hypothèse du maintien des droits de passeport, revendiqués par le secteur de l’assurance, et par lesquels une institution financière peut grâce à son adhésion au marché unique, vendre librement ses services et ses produits dans un autre état membre de l’UE.
 
Le secteur de l’assurance a immédiatement réagi : l’Association des assureurs britanniques (Association of British Insurers, ABI) a salué les éclaircissements apportés par le discours de la Première ministre, et tout particulièrement la recherche d’une mise en oeuvre par étapes de l’accord issu des négociations : « L’ABI va continuer à faire pression pour un régime réglementaire au Royaume-Uni adapté au marché britannique, pour des dispositions en remplacement du passeport, un accord rapide sur l’accès au marché du travail et pour l’harmonisation d’un régime de données » a cependant indiqué Huw Evans, directeur général de l’ABI.
 
Cinq villes à l'étude pour le Lloyd's
 
En marge du forum de Davos, en Suisse, John Nelson, président du Lloyd’s of London, a aussi confirmé qu'il dévoilerait l’emplacement de sa filiale européenne au cours du premier trimestre, une initiative qui s’accompagnera par la délocalisation d’un certain nombre de dirigeants du marché de l’assurance. Cinq villes sont actuellement à l’étude, dont Dublin, en Irlande
 
« Si nous ne pouvions plus accéder à ce marché, que ce soit par le biais des droits de passeport ou par d’autres moyens, cela aurait des conséquences inévitables pour le Lloyd’s et les autres compagnies d’assurance », avait déclaré John Nelson en septembre dernier
 
 


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