Comment Oliver Bäte prépare discrètement la mutation d’Allianz

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Le successeur de Michael Diekmann à la tête du groupe Allianz a engagé des réflexions sur l’avenir du groupe. Investir davantage dans les pays émergents, réorienter l’activité assurance vie, adopter une organisation centrée sur les besoins des clients font partie des pistes explorées, selon la presse allemande.

A la tête d'Allianz depuis le 7 mai 2015, Oliver Bäte s'apprête à engager des réformes sur plusieurs plans.
A la tête d'Allianz depuis le 7 mai 2015, Oliver Bäte s'apprête à engager des réformes sur plusieurs plans.

La prise de fonction du nouveau patron d’Allianz, Oliver Bäte, s’est faite dans la discrétion. La mise en place de sa nouvelle stratégie également. Selon le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung, Oliver Bäte a fait réunir discrètement plus de 150 managers du groupe dans une salle événementielle de Munich pour leur expliquer – après une séance obligatoire de yoga de 20 minutes – les priorités du groupe dans les prochaines années.

Selon les témoignages, l’ambiance était lourde alors que la direction venait d'annoncer le licenciement de 360 employés. Certes, il s’agit d’une goutte d’eau sur les 28 000 postes en Allemagne. Mais les managers ont perçu cette décision comme le signe d’un profond remaniement au sein du groupe.

Reformer l'entreprise

Le document rédigé par les membres du directoire et distribué aux 150 managers, que le Süddeutsche Zeitung a réussi à se procurer, détaille les points principaux sur lesquels Oliver Bäte, absent de cette réunion interne, compte mettre l’accent. Le groupe enregistre des records de bénéfices mais n’est pas préparé aux changements, estime le nouveau patron d’Allianz.

«Tout change autour de nous, très vite et en profondeur», est-il écrit dans le document. En gros, Allianz doit engager très rapidement des réformes si le groupe ne veut pas être dépassé par la situation.

Accelerer dans les pays émergents

Le groupe doit forcer ses investissements en Asie et sur d’autres marchés émergents, ce qu’il n’a pas fait ces dernières années. «Soixante-dix pour cent de notre bénéfice opérationnel est réalisé en Europe», insiste-t-on dans le document.

Le nouveau patron veut bouleverser complètement l’activité assurance vie en offrant plus de produits à risque et en réduisant les produits à taux garantis (avec des offres de remplacement).

Enfin, le groupe devra s’adapter davantage aux besoins des clients et engager la quasi-numérisation de toutes ses procédures (disparition du papier). «Notre business model doit être complètement revu et être pensé à partir des besoins de la clientèle», résume le document. A bon entendeur...



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