2016, année test pour les unités de compte (AFA)

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Du fait de la volatilité des marchés financiers, l’année 2016 fera figure de test quant à l’appétit réel des épargnants pour l’assurance vie en unités de compte. Test aussi pour l’Eurocroissance, qui ne représente aujourd’hui que 1,7 Md€ d’encours, sur les 1580 Md€ de l’assurance vie.

L’année 2016 est bien partie pour se caractériser par une grande volatilité des marchés financiers, ce qui n’est pas forcément une très bonne nouvelle pour les assureurs vie français. En effet, les épargnants risquent de redevenir frileux, alors qu’ils s’étaient plutôt bien convertis aux unités de compte (UC) en 2015.

Sur la base du premier bilan communiqué par l’Association française de l’assurance (AFA, FFSA + Gema), l’assurance vie a non seulement confirmé l’an dernier son statut de « placement préféré des Français » (les cotisations ressortent en hausse de 4,9%, à 135 Md€, et l’encours de 4%, à 1580 Md€), mais surtout opéré un virage historique sur les UC, lesquelles représentent 54% des 24,6 Md€ de collecte nette. « 2016 sera un test sur les UC », a reconnu Bernard Spitz, le président de l’AFA, devant l’association des journalistes de l’assurance (ANJA).

Rendement dopé par une inflation zéro

Une chose est sûre : le pari des UC se sera révélé payant en terme de rendement : en moyenne sur 2015, les fonds euros devraient rapporter 2,3% estime l’AFA, à comparer à 4,1% pour les UC. Dans tous les cas, l’assurance vie reste en tête de la hiérarchie des rendements des différents placements financiers ( en moyenne annuelle : 2% pour le PEL ; 1,4% pour le Livret d’épargne populaire ; 0,9% pour le Livret A et le LDD ; 0,65% pour le compte épargne logement). Surtout, grâce à une inflation zéro sur 2015, l’assurance vie n’a jamais autant rapporté, et ce malgré la faiblesse actuelle des taux d’intérêt !

Améliorer la « promesse » de l’Eurocroissance

Autant dire que dans ce contexte, il est « évident », selon les termes de Bernard Spitz, que l’Eurocroissance peine à monter en puissance, car « les conditions ne sont objectivement pas réunies pour son décollage ». Bref,  « il faut que la promesse de l’Eurocroissance soit supérieure », supérieure notamment à celle des fonds en euros…  D’où l’idée, défendue par le gros de la profession, de permettre aux épargnants acceptant de basculer vers l’Eurocroissance (et donc bloquant leurs fonds pendant au moins 8 ans) de continuer à profiter, au nom du principe de mutualisation, d’une partie des plus-values accumulées sur les contrats en euros. Reste à l’orchestrer sur le plan technique, ce qui semble prendre un peu plus de temps que prévu. « Le sujet progresse, a rassuré Bernard Spitz. L’ACPR a travaillé sur l’approche prudentielle des dispositifs envisagés, mais il y a encore des réunions prévues. Le sujet est délicat, car il est très important. On s’entoure donc d’un maximum de précautions ».

A fin 2015, 123.000 contrats Eurocroissance avaient été souscrits, représentant 1,7 Md€ d’encours, sachant que 59% du marché de l’assurance vie commercialise ce contrat. A titre de comparaison, le contrat Vie Génération, au positionnement de niche revendiqué, comptait 2.100 contrats à fin 2015, pour 311 M€ d’encours.



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