Allianz se muscle au Royaume-Uni

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Forte de bons résultats financiers au deuxième trimestre, la compagnie allemande a annoncé vendredi 4 août le rachat, en deux temps, du britannique Liverpool Victoria. Ce qui devrait faire de lui, à terme, le deuxième ou le troisième assureur dommages Outre-Manche.

 
Pour Oliver Bäte, président d'Alianz, le moment était enfin venu d’annoncer cette première acquisition qu’on attendait depuis sa prise de fonction il y deux ans. L'assureur allemand a « repris l’offensive », a-t-il ainsi déclaré, vendredi 4 août, à l'occasion de la conférence de presse de communication des résultats du deuxième trimestre 2017, en annonçant le rachat pour 500 millions de livres (près de 553 M€) des activités dommages du Britannique Liverpool Victoria (LV=), qui compte outre-Manche, plus de 6 millions de clients et représente plus de 1,7 milliard de livres de primes brutes émises. Dans un premier temps, les deux groupes formeront un joint-venture dans lequel Allianz aura 49% des parts avant de monter à 69,9 % en 2019, en versant 213 millions de livres supplémentaires (près de 235 M€). Soit une opération qui, au total, devrait coûter à Allianz environ 790 M€.
 
le 2e ou 3e assureur dans le dommage en Grande-Bretagne
 
L’assureur allemand a expliqué ce choix par ses difficultés à pénétrer le marché anglais avec ses propres marques. Il estime qu’un rapprochement est la seule façon de croître dans un environnement déjà très concurrentiel. « Il n’y a pas d’autres moyen pour trouver de la croissance. Avec LV, nous allons devenir le 2e ou 3e assureur dans le dommage en Grande-Bretagne », estime Oliver Bäte. Les produits continueront d’ailleurs de porter la marque « LV= » qui bénéficie d’un taux satisfaction client « très élevé », dixit Allianz.
 
D'autres acquisition à venir
 
D’autres acquisitions ne sont d'ailleurs pas exclues, a fait savoir la compagnie. « Nous voulons continuer à croître dans le dommage », a insisté le président d’Allianz. « Pour les acquisitions, nous n’avons pas de budget minimum. Mais nous ne sommes pas obligés non plus de dépenser de l’argent pour cela. Nous cherchons des entreprises qui s’inscrivent dans notre stratégie », a-t-il ajouté, sans plus de détails. Pour rappel, en février 2017, Oliver Bäte avait confié viser des pays dans lesquels Allianz dispose « déjà de solides unités ».
 
2 milliards d'euros de bénéfices au deuxième trimestre
 
Financièrement, l’assureur allemand est actuellement en très bonne posture pour mener à bien une telle stratégie. Il a enregistré un bon de ses bénéfices de 83,4% au deuxième trimestre à 2 Md€ et des progressions dans tous ses secteurs d’activités. L'activité dommages est celle qui se porte le mieux, avec une augmentation du résultat d'exploitation en hausse de 28% à 1,4 milliard d'euros. Son ratio combiné s'est d'ailleurs amélioré, s'établissant à 93,7%, contre 96,4% un an plus tôt.
 
La bonne santé de Pimco
 
L'activité gestion d'actifs d'Allianz est elle aussi en croissance. Après plusieurs années de crise, sa filiale, le gestionnaire obligataire américain Pimco (Pacific Investment Management Company) a notamment retrouvé la confiance des investisseurs. « Nous n’avons jamais connu autant de collectes », a ajouté le directeur financier, Dieter Wemmer (progression de 20 Md$ au premier trimestre et 30 Md$ au deuxième trimestre). « Après une évolution négative de 2013 à 2016, la santé de notre filiale américaine est désormais rétablie », s'est félicité Oliver Bäte.
 
Autant de raisons pour lesquelles Allianz s'attend, sur l'ensmble de l'année, à ce que ce que son bénéfice d'exploitation soit dans le haut de la fourchette escomptée, comme la compagnie l'avait déjà annoncé le jeudi 27 juillet
 
 
 
 

 

 


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