Axa : la feuille de route du groupe d’ici 2020

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Le groupe Axa a confirmé, à l’occasion de sa journée Investisseurs, la réorganisation de son activité regroupée en cinq zones géographiques. Mais il a également fait un point d’étape plus global sur la bonne tenue du plan stratégique « Ambition 2020 ».

Le directeur général du groupe Axa Thomas Buberl a présenté ce 14 novembre les nouvelles orientations du groupe aux investisseurs.
Le directeur général du groupe Axa Thomas Buberl a présenté ce 14 novembre les nouvelles orientations du groupe aux investisseurs.
Luc Castel/AXA

Restructuration d’ensemble pour le groupe Axa. Au lendemain de l’annonce de chamboulements au sein du comité de direction, le groupe dirigé par Thomas Buberl a tenu ce mardi sa Journée Investisseurs, détaillant la tenue du plan stratégique « Ambition 2020 » et des économies attendues.

Premier enseignement : Axa, outre son modèle opérationnel désormais articulé en cinq zones géographiques (France, Europe, États-Unis, Asie, International), va focaliser son activité sur un nombre restreint de pays. Sont ainsi considérés comme primordiaux la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie et les îles Britanniques (Royaume-Uni et Irlande) en Europe, ainsi que les États-Unis (avec l’opération en cours concernant Axa US), Hong Kong et le Japon.

Réductions d'effectifs aux niveaux intermédiaires

Six pays sont considérés comme étant des pays à haut potentiel, sans surprise considérés comme émergents depuis plusieurs années : le Brésil, la Chine, l’Indonésie, le Mexique, les Philippines et la Thaïlande. 26 autres "petits" marchés sont également listés, dont l’Inde, le Luxembourg, la Russie, la Turquie ou encore l’Ukraine.

Focus est porté, que ce soit pour la France ou pour l’ensemble des pays européens (54% de l’activité du groupe), sur la distribution mixte et sur l’expérience client. Au programme des États-Unis (16% de l’activité), l’optimisation des capitaux et l’amélioration de l’efficience des activités. Pour l’Asie (16% de l’activité), l’axe stratégique principal concerne la distribution.

Cette réorganisation géographique n’est pas sans impacts humains. « Nous allons donc supprimer deux niveaux hiérarchiques pour que les décisions soient prises au niveau local », a ainsi expliqué au « Monde » Thomas Buberl. Conséquence : une réduction de 25 % des équipes de direction intermédiaire, soit environ 300 personnes à Paris, Madrid et Hongkong. « Ces changements interviendront sans plan social en France, où les collaborateurs seront redéployés », assure toutefois Thomas Buberl.

Un plan d'économies en bonne voie

Second enseignement : les objectifs du plan stratégique « Ambition 2020 », selon Thomas Buberl, devraient être tenus – ils sont pour l’heure « en bonne voie ». La croissance du résultat opérationnel par action, attendue entre 3 et 7% par an en moyenne, est pour l’heure de 5%. La rentabilité courante des capitaux propres, escomptée entre 12 et 14%, est estimée aujourd’hui à 14,7%. Le groupe escomptait également une somme de 28 à 32 milliards d’euros de cash-flows opérationnels disponibles sur la période 2016-2020 (6 milliards pour l’année 2016) et un ratio S2 entre 170 et 230% (il est de 201% sur les neuf premiers mois de l’année 2017).

La bonne tenue de ces objectifs se conjugue toutefois par une rationalisation continue des fonctions centrales, avec une réduction du coût des fonctions centrales à hauteur de 25%. 300 millions d’euros d’économies de coûts sont également attendues sur les deux prochaines années, tandis que la réalisation du plan de 2,1 milliards d’euros d’économies de coûts fixé dans le cadre d’ « Ambition 2020 » devrait être « accélérée ».

Deux cents millions d’euros par an seront enfin dédiés à l’innovation, dans le cadre du budget existant consacré aux acquisitions - soit 20% des investissements annuels actuels. « Oui, nous avons pris du retard en matière de services », a admis au « Monde » Thomas Buberl.


Thomas  Buberl

Thomas Buberl

Directeur général du groupe Axa

Thomas Buberl est né le 24 mars 1973, en Allemagne. 1998 : Master of Business Administration de l’Université Lancaster (Royaume-Uni). 1999 : diplôme de commerce d’Otto Beisheim School of Management – [...]

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