Brexit : le scénario du pire va-t-il vraiment se réaliser ?

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De nombreux assureurs basés à Londres font le choix de créer des filiales sur le Vieux continent dans la perspective d’un Brexit dur. Mais ce scénario du pire, hier annoncé par Theresa May, pourrait bien être remis en cause après l’échec de la Première ministre conservatrice aux élections législatives anticipées.

Affaiblie par la perte de la majorité absolue des conservateurs au Parlement, la première ministre peine à trouver un accord de gouvernement avec le parti nord-irlandais DUP, tandis que les partisans d’un Brexit « doux » s’organisent pour rebattre les cartes.
Affaiblie par la perte de la majorité absolue des conservateurs au Parlement, la première ministre peine à trouver un accord de gouvernement avec le parti nord-irlandais DUP, tandis que les partisans d’un Brexit « doux » s’organisent pour rebattre les cartes.

La liste n’en termine plus de s’allonger. Après Hiscox, AIG, FM Global et le Lloyd’s, c’est au tour de l’assureur d’entreprises américain CNA Hardy d’annoncer la création d’une nouvelle filiale sur le continent européen. « Nous avons pris la décision de créer une nouvelle filiale pour nos activités en Europe, basée au Luxembourg, afin de minimiser les perturbations et incertitudes potentielles liées aux négociations du Brexit et d'assurer une pleine continuité d'activité pour nos collaborateurs, nos clients et nos courtiers », a indiqué la compagnie par communiqué.

Peur de l’isolement

Ces créations de filiales interviennent dans l’hypothèse où le Royaume-Uni se dirigerait vers un Brexit dur tel qu’annoncé par Theresa May lors de son discours de rentrée le 17 janvier dernier. La Première ministre britannique avait alors affirmé qu’une fois sorti de l’UE, le Royaume-Uni ne serait plus non plus dans le marché unique. Un scénario qui aurait pour conséquence d’isoler les institutions financières basées à Londres du continent. Elles ne pourraient notamment plus bénéficier du passeport européen, ce précieux sésame qui permet d’ouvrir des succursales et de vendre des produits dans n’importe quel pays de l’Espace économique européen (EEE). En se dotant de nouvelles filiales, les assureurs basés à Londres veulent s’assurer de la pérennité de leurs garanties sur le continent.

Vers un retour au Brexit « doux » ?

Mais ces couteuses précautions — qui dit création d’une filiale dit immobilisation de fonds propres supplémentaires — seront-elles finalement nécessaires ? Rien n’est moins sûre après le revers de Theresa May aux élections législatives anticipées qu’elle avait elle-même convoquées le 8 juin dernier. Affaiblie par la perte de la majorité absolue des conservateurs au Parlement, la Première ministre peine à trouver un accord de gouvernement avec le parti nord-irlandais DUP, tandis que les partisans d’un Brexit « doux » s’organisent pour rebattre les cartes.

Mardi 13 juin, le quotidien  britannique The Telegraph révélait que des ministres de premier plan du gouvernement  et des membres du Labour auraient eu des discussions secrètes pour encourager cette solution. Selon le quotidien, ces discussions entre conservateurs et travaillistes auraient notamment pour but de forcer Theresa May a faire des compromis sur l’immigration, l’union douanière et… le marché unique.



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