AMRAE 2017

Edgar Puls (HDI Global) : « La France est un marché de courtiers »

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Membre du directoire de l’assureur  d’entreprises HDI Global, Edgar Puls s’est rendu aux 25e rencontres de l’Amrae, à Deauville. Le directeur de l’Europe continentale veut investir en France le marché des ETI en s’appuyant sur les courtiers régionaux.

Dr Edgar Puls, membre du directoire de HDI Global a rencontré l'Argus à l'Amrae
Dr Edgar Puls, membre du directoire de HDI Global a rencontré l'Argus à l'Amrae

« J’adore ce salon ! ». Présent à Deauville pour l’édition 2017 des rencontres du risk management,  Edgar Puls, membre du directoire de HDI Global, en charge de l’Europe continentale, hors Allemagne, en a profité pour rencontrer l’Argus. Positionnement international stratégique, offensive sur la couverture des risques des entreprises de taille intermédiaires, prégnance des partenaires courtiers dans sa dynamique commerciale : le patron de la filiale de Talanx s’est montré enthousiaste quant aux perspectives  de croissance de son activité en France.

 

Quels résultats a obtenu la compagnie en 2016 ?

Les chiffres ne sont pas encore finalisés, mais sur la base des 9 premiers mois de l’année, je peux vous dire qu’ils devraient être satisfaisants. Notre ratio combiné, notamment, qui est de 99,2% devrait s’améliorer.

 

Vous êtes un assureur spécialisé dans le risque d’entreprise en dommages, pertes financières, responsabilités, risques techniques, flotte automobile et transport et présent dans 130 pays. Quelle place occupe la France ?

C’est notre troisième marché après l’Allemagne et le Royaume-Uni avec environ 4000 polices, sachant que notre entité américaine est également stratégique. La France où nous employons 120 collaborateurs, est donc très importante ! Son économie regorge de grandes entreprises qui ont une approche mondiale. Or, cela correspond à notre positionnement qui consiste à offrir des solutions d’assurance sur-mesure à l’échelle internationale. La France a la particularité d’être un marché de courtiers. Si nous travaillons avec tous les courtiers internationaux, nous entendons accompagner de plus en plus d’ETI via les courtiers régionaux.

 

Qu’est-ce qui, selon vous, différencie HDI Global de concurrents comme AGCS, XL Catlin ou AIG ?

Nous sommes très stables parce que nous existons depuis 120 ans et que nous ne créons jamais des lignes de business pour les faire disparaître deux ans plus tard. Les équipes sont également stables. Cela ne sert à rien d’avoir un bureau sur Paris depuis 50 ans si les gens changent tout le temps. Ensuite, nous nous dotons d’ingénieurs, de souscripteurs et de spécialistes de l’indemnisation. L’assurance est un métier de confiance. Nous jouons cette carte. Notre credo c’est de toujours trouver une solution au client.

 

Que répondez-vous à ceux qui estiment, de leur côté, que vous êtes un « petit » acteur dans le marché ?

Qu’il vaut mieux être sous-estimé que surestimé ! Et l’avantage de ne pas être un géant, c’est qu’on n peut que croître. Les courtiers avec lesquels nous travaillons savent ce qu’on peut et sait faire. Je rappelle aussi que nous sommes dans le top 5 des assureurs industriels et 7e sur le marché européen de par notre maison mère Talanx.

 

Un mot sur les conséquences du marché, actuellement en surcapacité, sur votre activité ?

Oui, on gère ce soft market en choisissant les bons clients. Mais attention, le marché se durcit quand même dans certaines spécialités où l’exposition au risque est élevée. D’où notre renforcement de l’ingénierie aux risques en interne. Après les capacités ne comptent pas tant que cela car dans notre domaine, la concurrence est limitée. Sur nos clients qui ont des programmes internationaux, nous sommes trois au final à pouvoir étudier et couvrir leurs risques. Disons que la capacité ne fait pas le jeu.

 

 

 

 



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