L’automobile de demain selon les Français

Par - Publié le

,

,

,

,

Sera-t-elle autonome ? Connectée ? Electrique ? Amaguiz a interrogé les Français sur leurs attentes concernant la voiture du futur. La filiale d'assurance directe de Groupama en profite pour livrer son opinion sur la place centrale de l'assureur dans l'évolution de la mobilité.

Les Français perçoivent l'évolution de la connectique des automobiles.
Les Français perçoivent l'évolution de la connectique des automobiles.


Oubliez la voiture volante de Bruce Willis dans le 5ème élément ou celle qui traverse les âges dans la saga « retour vers le futur ». La voiture de demain, pour les Français sondés par OpinionWay pour Amaguiz en novembre 2015, revêt trois caractéristiques. Elle est :

 

  • Economique (68%),
  • écologique (61%),
  • sûre (58%).


72 % des Français prêts à installer un boîtier

Dans le détail, les assureurs découvriront que 72 % des Français seraient prêts à faire installer un boîtier dans leur voiture « si le prix de l’assurance se retrouvait indexé sur leur comportement au volant ». Il serait également 71 % y recourir s’il dépendait du kilométrage parcouru. Enfin, une majorité similaire adopterait le boîtier pour pouvoir prouver leur bonne foi en cas de litige, ou suite à un problème lié à la sécurité.
« Il est très intéressant de constater l’intérêt que portent les Français au système de boîtier et à la tarification en fonction du comportement ou du kilométrage», remarque Julien Hue, responsable télématique chez Amaguiz en charge des innovations. « Pour l’heure, si l’offre existe chez les assureurs, son utilisation demeure assez marginale car encore méconnue des automobilistes. Il y a manifestement un travail de pédagogie à faire autour de ce type d’offres, afin de les rendre plus visibles. Quoi qu’il en soit, il apparaît clair, au regard de ces chiffres, que ce système répond à une véritable demande, et qu’il devrait se développer dans les prochaines années ».

Avec ou sans chauffeur ?

Si la tendance actuelle des constructeurs va dans ce sens, seuls 10 % des 25-34 ans attendraient de leur véhicule qu’il soit connecté. « Mauvaise communication de la part des constructeurs et des éditeurs de logiciels ? », interroge Amaguiz. La question reste entière puisque 53 % des 25-34 ans s’annoncent prêts à installer un boîtier dans leur voiture pour disposer d’applications depuis et sur leur véhicule. Bref, qu’elle soit connectée en somme…

« A noter que les services déjà disponibles via d’autres canaux ne sont que peu retenus par les Français, il faudra donc miser sur des services à valeur ajoutée pour les convaincre », précise Julien Hue.


Vers un véhicule autonome

Ainsi, l’étude révèle qu’en termes de voiture connectée, les aspects les plus plébiscités par les Français, toutes classes d’âge confondues, demeurent relatifs à la sécurité. En effet, 68 % aimeraient que cela leur permette d’être avertis en cas de défaillance technique, 65 % que la voiture reconnaisse les dangers sur la route et enfin 52 % qu’elle appelle automatiquement les secours en cas d’accident. 47 % des 25-34 ans indiquent que les innovations récentes du marché de l’automobile permettent de s’adonner à une autre activité en conduisant. De plus, 49 % des Français de cette tranche d’âge envisageraient de s’équiper d’un boîtier s’il permettait à la voiture de les amener d’un point à un autre : une bonne raison de faire autre chose en « conduisant »! L'argument prend... Enfin, sujet un peu serpent de mer, la voiture électrique : les Français sont 62 % à penser qu'elle va se développer, notamment les 24-35 ans (69 %).

 

La place des assureurs

« Le prix, le respect de l’environnement et les questions de sécurité sont au coeur des préoccupations des Français en ce qui concerne la voiture de demain. L’erreur serait de croire que seuls les constructeurs ont un rôle à jouer : tous les maillons de la chaîne automobile peuvent agir sur tout ou partie de ces facteurs, et notamment les assureurs », observe Julien Hue qui croit en l’importance des technologies dans l’assurance. « Nous, assureurs, devons être en mesure d’accompagner les conducteurs en contribuant à faire de la voiture un élément central permettant de gérer des aspects sécuritaires ou environnementaux. Les innovations créées par nos innombrables startups doivent nous guider pour que nous répondions, au mieux, aux attentes des automobilistes d’aujourd’hui ».
 



Effectuer une autre recherche

Rechercher