Les assureurs demandent la tête du régulateur britannique

Par - Publié le

,

,

,

,

,

L’annonce d’une enquête à venir par la FCA, l'autorité de régulation britannique, sur les anciens clients des compagnies d’assurance vie a provoqué en fin de semaine dernière l’effondrement boursier des principaux acteurs du secteur.

En cette fin de mois de mars, les assureurs vie britanniques ne sont pas à la fête. A peine digérée la nouvelle de la réforme des rentes viagères, un secteur lucratif outre-Manche, les voilà à nouveau dans le viseur du régulateur britannique, la Financial Conduct Authority (FCA). Vendredi dernier, un article du journal Daily Telegraph, citant Clive Adamson, responsable de la supervision au sein du régulateur financier, a en effet évoqué une enquête à venir de la FCA portant sur 30 millions de contrats d’assurance contractés entre les années 1970 et 2000, et aujourd’hui fermés, afin d’identifier si les anciens clients étaient traités de manière juste par les compagnies d’assurances. Le lancement de cette enquête  a été confirmé ce matin par le régulateur financier à l’occasion de la publication de sa feuille de route pour l’exercice 2014-2015.

Effondrement en Bourse

La perspective de l’examen du secteur a provoqué en fin de semaine dernière l’effondrement du cours de certains assureurs, et en particulier ceux de Prudential, L&G, Phoenix et Resolution. Plus de six heures après la chute des actions, la FCA avait finalement publié un communiqué minimisant l’ampleur de l’enquête à venir, ce qui a provoqué une reprise immédiate des actions. Nouveau rebondissement en fin de journée : la FCA publiait un nouveau communiqué signalant avoir pris conseil auprès d’un cabinet d’avocats externe afin de lancer une enquête sur le déroulement inhabituel de cette affaire.

Car, traditionnellement, une déclaration publique erronée qui cause la perte de  plus de 5% du cours de l’action d’une société cotée doit être corrigée immédiatement. Cette affaire, assimilée désormais à une bourde de la part du régulateur, a provoqué la colère des assureurs concernés, qui, selon des rumeurs de presse, demanderaient la démission de Martin Wheatley, directeur de la FCA. Celui-ci doit s’exprimer en début d’après-midi à l’occasion d’une conférence à Londres sur la finance.



Effectuer une autre recherche

Rechercher