Assurance collective santé

Complémentaire santé : la métallurgie labellise quatre assureurs

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Dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés, l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) a référencé, pour trois ans, les offres de deux groupes paritaires, d’une société mutualiste et d’une compagnie. Une démarche clairement distincte de la nouvelle procédure de recommandation dans les branches professionnelles.

Selon une enquête de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, quelque 250 000 salariés ne bénéficient pas d'une couverture santé d'entreprise.
Selon une enquête de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, quelque 250 000 salariés ne bénéficient pas d'une couverture santé d'entreprise.
© Pascal Guittet

Dix assureurs complémentaires santé candidats, six auditionnés et finalement quatre retenus : l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) vient de boucler sa procédure de labellisation. Une démarche engagée à l’automne après que l’UIMM a décidé de stopper définitivement, pour cause d’insécurité juridique, la négociation menée avec les syndicats dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés.

250 000 salariés non couverts

«En prenant le chemin de la labellisation, l’UIMM a souhaité établir une référence qui puisse être utile aux entreprises de la branche, et notamment aux plus petites qui n’ont pas toujours les ressources pour négocier des contrats adaptés. Cette offre de service prolonge pleinement notre rôle de conseil», explique Laurent Rabaté, directeur protection sociale de l’UIMM. La première branche professionnelle française, qui emploie 1,5 million de salariés, compte 92% de PME de moins de 50 personnes, et, selon une enquête réalisée en 2013 par l’UIMM, quelque 250 000 salariés n’étaient pas couverts collectivement en santé.

Trois niveaux de couverture

Les quatre offres labellisées émanent donc des groupes de protection sociale Humanis et Malakoff-Médéric, de la société mutualiste Mutex et de la compagnie d’assurance Generali. Comme demandé par le cahier des charges, chacune des offres propose trois niveaux de garanties pour tous les salariés, avec une formule d’entrée proche du panier de soins ANI et des fourchettes de tarifs respectives de 23-24€, 35-45€ et 45-50€. Les ayants droits peuvent être couverts soit dans le cadre collectif obligatoire, soit de manière optionnelle. Toutes les exigences de l’UIMM tendent à éviter que l’entreprise ait des soucis avec l’Urssaf.

Engagement sur la qualité de services

La sélection des offres a été opérée par une commission de l’UIMM, dont les membres ne devaient avoir aucun lien avec un assureur complémentaire santé. «La commission a travaillé avec l’appui d’un cabinet d’actuaire : elle s’est tout particulièrement attachée à un bon équilibre entre tarifs et prestations, ainsi qu’à la qualité de services, avec notamment des engagements sur les délais de remboursement, sur le tiers-payant, les réseaux…», poursuit Laurent Rabaté.

Pas d'objectifs en taux d'adhésion

L’UIMM insiste sur l’absence d’objectifs en matière de taux d’adhésion à ces offres labellisées. La démarche se différencie bien de la nouvelle procédure permettant aux branches professionnelles de recommander des assureurs complémentaires santé, dont tous les textes ne sont d’ailleurs pas publiés. «Ces offres labellisées, ou référencées, combinent une sécurité juridique maximum avec la liberté de choix de l’entreprise. Elles peuvent également servir de base de discussion avec un opérateur de proximité, c’est l’autre sens du mot référence», complète le directeur protection sociale de l’UIMM.

Un label accordé pour trois ans

Les opérateurs labellisés devront fournir de manière régulière à l’UIMM des statistiques sur la vie des contrats : nombre d’adhésions, montant des cotisations et prestations…Une commission de suivi de la labellisation sera chargée de vérifier que les contrats respectent bien les caractéristiques souhaitées et que les engagements sont tenus. A défaut, la fédération professionnelle souligne, dans le cahier des charges, qu’elle ne s’interdit pas de retirer prématurément ce label accordé pour une période de trois ans.

 



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