Marsh & McLennan se sépare de Putnam

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En vente depuis quatre mois, Putnam, filiale de Marsh & McLennan spécialisée dans la gestion de fonds, devrait être cédée dans les jours qui viennent au Canadien Power Corporation.

Dans quelques jours, Marsh & McLennan devrait respirer plus librement. Cela fait en effet plus de trois mois que le leader mondial du conseil en gestion des risques et du courtage d'assurances cherche à se séparer de Putnam, une filiale spécialisée en gestion d'actifs qu'il avait acquise en 1970 alors que celle-ci comptait moins de 2 Md$ (1,5 MdE) d'actifs sous gestion.

Une séparation sans regrets, mais avec plus-value

Les récentes contre-performances de Putnam ne militent pas, il est vrai, en sa faveur. Même si elle dispose de près de soixante-dix ans d'expérience, de 204 clients institutionnels et de plus de 9 millions d'actionnaires, Putnam affiche en effet 192 Md$ (147,8 MdE) d'actifs sous gestion, c'est-à-dire un montant deux fois moindre qu'il y a sept ans.

Mais, surtout, Marsh & McLennan souhaitait se concentrer sur le redressement de ses autres sociétés, en particulier du courtier d'assurances Marsh, du groupe de conseil Mercer et du cabinet d'intelligence économique Kroll. À ce jour, Marsh & McLennan reste très discrète sur le déroulement de cette cession, d'un montant estimé à 3,9 Md$ (3 MdE). Pourtant, elle devrait lui rapporter une plus-value importante, Putnam ayant fortement progressé depuis sa date d'acquisition.

Une opération qui devrait se passer de restructuration

De son côté, l'acquéreur pressenti pourrait diversifier encore un peu plus ses placements. Créée en 1925 au Canada, et aujourd'hui présidée par Paul Desmarais, un milliardaire canadien, Power Corporation affiche effectivement un portefeuille de participations très éclaté, qui va de la presse aux gestionnaires de fonds communs de placement en passant par la finance et l'assurance vie.

Quant aux salariés de Putnam, l'opération, si elle se déroule ainsi, ne devrait pas leur causer trop de tort, Power Corporation ayant d'ores et déjà indiqué qu'elle ne procéderait qu'à des aménagements à la marge en cas de succès de l'acquisition. Une issue qui reste toutefois à ce jour encore conditionnée aux résultats financiers de Putnam.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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