Epargne : Fillon et Macron répondent à la Faider

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La Fédération des associations indépendantes de défense des épargnants pour la retraite a sollicité des candidats à l’élection présidentielle des réponses sur les sujets d’épargne. Deux d’entre eux se sont prêtés à l’exercice.

Jean Berthon, président de la Faider a sollicité l'avis des candidats à l'élection présidentielle sur des questions d'épargne.
Jean Berthon, président de la Faider a sollicité l'avis des candidats à l'élection présidentielle sur des questions d'épargne.

Fin février, la Faider (Fédération des associations indépendantes de défense des épargnants pour la retraite) annonçait avoir envoyé aux principaux candidats à la présidence de la République (François Fillon, Benoit Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon), une liste de 15 questions relatives à l’épargne pour tenter de peser dans le débat public. Parmi elles, la rétroactivité fiscale (« Etes-vous prêt(e) à vous engager sur une vraie non rétroactivité fiscale pour les produits d’épargne ? »), les disparités d’imposition entre revenus du travail et revenus du capital, l’engagement au maintien d’une stabilité fiscale pour l’assurance vie, etc.

Le seuil de 150 000 € confirmé

François Fillon et Emmanuel Macron se sont prêtés à l’exercice et ont répondu à la Fédération. Pas de grande surprise du côté d’Emmanuel Macron mais quelques précisions. Le candidat a réaffirmé vouloir mettre en place un prélèvement forfaitaire de 30% (fiscal et social étant inclus) comme référence de la taxation de l’épargne. Mais il a confirmé le seuil d’application de 150 000 € évoqué il y a quelques semaines en précisant que : « au-delà d’un montant d’encours de 150 000 euros par personne, soit le même montant que le PEA, les nouveaux versements effectués après la mise en place de ce prélèvement de 30 % y seront soumis. Les encours préexistants et les produits qu’ils génèrent ne seront pas concernés. Par ailleurs si cette convergence – au-dessus d’un certain seuil- entre les différentes solutions d’épargne nous semble une réforme souhaitable, nous ne prévoyons pas d’autres modifications et nous souhaitons maintenir la fiscalité de l’assurance vie stable durant le quinquennat ».

Favoriser les sorties en rentes

En matière de produits retraite, le programme d’Emmanuel Macron défend le principe de la sortie en rentes, plutôt que les sorties en capital « qui doivent rester l’exception ». Il prévoit en ce sens d’examiner comment rendre la sortie en rente plus attrayante.

Côté François Fillon, le candidat a rappelé qu’il s’engageait à ne pas remettre en cause le régime fiscal de l’assurance vie.

Quant à la question de la non rétroactivité fiscale, les deux candidats ont formulé la promesse d’y veiller, sans toutefois d’engagement précis.

 

Voir les réponses d'Emmanuel Macron, cliquer ici et François Fillon, cliquer ici.



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