Generali envisage la vente de ses activités Vie en Allemagne

Par - Publié le

,

,

Une cession des activités vie pourrait rapporter de 700 M€ à un milliard d'euros à l’assureur. Plusieurs acquéreurs potentiels auraient déjà été approchés.

Si les informations se confirmaient, ce serait une nouvelle descente aux enfers pour le produit phare de l'assurance allemande (plus de 90 millions de contrats). En effet, selon l’agence de presse Reuters, Generali aurait confié à la banque d’investissement newyorkaise Morgan Stanley l'évaluation de la cession de ses activités Vie en Allemagne dans le cadre de la restructuration de ses activités en Europe. « Ce serait un choc pour le monde de l’assurance allemand et une perte de confiance énorme dans les produits Vie », estime le portail spécialisé Versicherungsbote. Avec 44 Md€ d'actifs, ce serait en effet la plus grande cession jamais réalisée dans ce domaine dans le pays.

Toujours un tabou

La cession du portefeuille Vie reste encore un tabou en Allemagne. Ce produit phare du marché allemand a perdu de son intérêt à cause du contexte des taux bas mais garde un aspect « sacré » dans le métier. Plutôt que de vendre, de nombreux assureurs préfèrent stopper la vente en gérant eux-mêmes la liquidation des contrats restants. C’est le cas d’Ergo, la filiale au premier euro du réassureur allemand Munich Re. Generali n’a pas démenti l'information. « La vente de certains portefeuilles en Allemagne constitue une des options stratégiques que nous souhaitons faire évaluer », confirme un porte-parole à Munich. La vente des produits Vie en fait partie. « Mais le processus d’évaluation est toujours en cours. Aucune décision n’a été prise », précise-t-il.

Une opéation rentable

Par ailleurs, cette information n’est pas une surprise. Le patron de Generali, Philippe Donnet, avait déjà reconnu en novembre 2016 que Generali Leben était confronté à des difficultés, davantage que les deux autres marques Vie du groupe (AachenMünchener et CosmosDirekt). Une chose est sûre : cette cession pourrait rapporter gros. Entre 700 et 900 M€, selon UBS. « Et elle serait stratégiquement sensée », ajoute la banque suisse qui pense que la cession permettrait à l’assureur de régler un certain nombre de problèmes. Le Crédit Suisse pense quant à lui que cette vente pourrait rapporter plus d’un milliard d'euros. Selon la presse allemande, plusieurs acquéreurs potentiels auraient été approchés. Les spécialistes allemands du « run off », notamment Viridium, Frankfurter Leben (aux mains du chinois Fosun) et Athene, devraient avoir manifesté un grand intérêt pour cette offre.

 


 



Effectuer une autre recherche

Rechercher