Indépendants : Axa et Uber signent un partenariat

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Les deux entreprises ont annoncé, le mercredi 26 juillet, la signature d'un partenariat visant à renforcer la protection des chauffeurs VTC utilisant la technologie de la plate-forme Uber en France.

A partir de l'automne 2017, les chauffeurs de VTC utilisant la plate-forme numérique de géolocalisation et de réservation d'Uber bénéficieront d'une protection fournie par Axa. Les deux entreprises ont annoncé la signature d'un accord qui prévoit que la compagnie leur fournisse une protection « notamment dans la prise en charge, en cas d’accident, des coûts des soins, dans l’indemnisation en cas d’incapacité ainsi que l’indemnisation des ayants droit en cas de décès. » Ce contrat de prévoyance, qui ne concerne que la France, sera pris en charge par Uber. Et, donc, sera gratuit pour les chauffeurs concernés. Les modalités exactes du contrats seront dévoilées ultérieurement.

Un filet de sécurité

« Ce partenariat entre un leader mondial de l’assurance et une des entreprises les plus emblématiques de la nouvelle économie permettra d’accompagner ces mutations en apportant à chacun une protection optimale », s'est félicité Thomas Buberl, Directeur général d’AXA. De son côté, Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur des opérations d’Uber pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA), relève que ce contrat « fournira aux travailleurs indépendants qui utilisent la technologie Uber une protection en cas d’accident. Ce partenariat ajoute un filet de sécurité pour ces travailleurs indépendants qui recherchent la flexibilité. Nous continuerons de les écouter pour toujours améliorer leur expérience utilisateur. »

Un contexte compliqué entre Uber et ses chauffeurs

Le communiqué de presse envoyé conjointement par les deux entreprises insiste sur le fait que cette solution permettra aux chauffeurs « d’exercer leur activité professionnelle sereinement ». Le choix des mots n'est pas le fait du hasard. Depuis de nombreux mois, le ton monte entre Uber et les chauffeurs utilisant ses services en France et qui ont le statut d'indépendant. Et qui donc, à ce titre, doivent payer eux-même leur propre contrat de prévoyance. En avril, une dizaine d'entre eux ont d'ailleurs assigné la société devant les prud'hommes de Paris pour « salariat déguisé », leur avocat dénonçant «une situation d'hyper-dépendance» entre eux et la plateforme. Nul doute, donc, que l'annonce du partenariat d'Uber avec Axa vise à calmer le jeu avec les chauffeurs de la plate-forme.



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