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Inondations : les cultures sévèrement touchées

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Si les intempéries en Seine-et-Marne et dans le Loiret ont occasionné de nombreux dommages automobiles et habitation, l'événement climatique qui perdure a aussi affecté les récoltes avec peu de chance de re-semis. Entre le 27 mai et le 1er juin 2016, Eric Gelpe, directeur général de Groupama Paris Val de Loire, a enregistré 1300 déclarations dont 46 % au titre des cultures.

Eric Gelpe, directeur général de Groupama Paris Val de loire
Eric Gelpe, directeur général de Groupama Paris Val de loire

Les intempéries qui s’abattent depuis 48 heures dans plusieurs départements ont provoqué d'importants dégâts matériels autos (bris de glace, carrosserie) et habitations (couverture, incidents électriques, infiltrations...). Les assureurs IARD sont donc tous sur le pont. Mais ces importantes inondations qui sont toujours en cours en Seine-et-Marne et dans le Loiret ont également occasionné de lourds dommages sur les culturesNous sommes en vigilance rouge jusqu'au 2 juin en Seine-et-Marne et dans le Loiret et en vigilance Orange sur les autres département de l'Yonne, l'Indre-et-Loire et le Loire-et-Cher », explique Eric Gelpe, directeur général de Groupama Paris Val de Loire. Le bilan provisoire de sa caisse régionale est édifiant : 3 900 appels reçus entre lundi 30 mai matin et mercredi 1er juin (comptabilisés tôt ce jeudi 2 juin). « Hier soir, nous totalisions 1300 déclarations qualifiées », précise Eric Gelpe qui anticipe « une aggravation sur le 77, 45 et 41 dans le nuit du 2 juin ».

La dimension agricole de l'événement est prégnante

Or, 46% des dossiers ouverts concernent les dommages sur les cultures, 48% les bâtiments professionnels et privés et 6% les véhicules même si, à postériori, ce dernier ratio devrait augmenter.«La dimension agricole de cet événement est prégnante, d'autant qu'elle fait suite au gel qui a affecté les vignes à Chablis la 3e semaine d'avril et à la grêle qui s'y est juxtaposée le 1" mai dernier dans la même zone », relate Eric Gelpe, inquiet du cumul de ces deux événements qui touchent les viticulteurs.

Coût du premier épisode pour Groupama Paris Val de loire : 13 à 14 M€. « Il n'y aura pas de dommages structurels des bâtiments, surtout du nettoyage, mais en agriculture, c'est une autre affaire car la grêle et les pluies diluviennes ont détruit toutes les récoltes de blé, colza, maïs, tournesol semées. Nous sommes en juin, les potentialités de re-semer sur des terres gorgées d'eau sont quasi-nulles».

Le bilan de l'année 2016 sur le plan des cultures n'est, quant à lui, plus provisoire en terme de qualificatif : il sera négatif. Assurément.


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Eric Gelpe

Eric Gelpe

Directeur général de Groupama Val de Loire

Eric Gelpe est né le 11 août 1955 à Paris.   Diplôme de Sciences Politiques de l’Institut d’études politiques de Bordeaux (IEP). Diplôme du Centre National d’Etudes [...]

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