Intelligence artificielle : le Lloyd’s franchit le pas

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Le marché tricentenaire de l’assurance londonien va utiliser la technologie d’automatisation cognitive d’Expert System, capable d'analyser et de traiter des textes à la manière des êtres humains.

Le Lloyd’s of London déploie pour la première fois une solution d’intelligence artificielle. Le marché tricentenaire spécialisé de l’assurance a signé un accord international avec Expert System pour utiliser sa technologie d’automatisation cognitive Cogito.

L’intelligence artificielle peut servir à soulager les employés des tâches subalternes, en automatisant des processus manuels courants et basés sur de gros volumes d’informations, comme les interactions clients, les extractions et classifications de dates de facture, la gestion des déclarations de sinistres et les vérifications de contrats. Mais les technologies d’automatisation cognitive comme Cogito, vont plus loin : ces outils d’intelligence artificielle sont capables de comprendre et d’analyser des textes et des informations à la manière des êtres humains.

Effet de levier sur la productivité

En automatisant les processus métiers, la solution proposée par Expert System, qui travaille déjà avec le Crédit Agricole, EDF, ING Direct, Swiss Re, Total, le groupe d’assurance Zurich, permet ainsi de dégager des gains de productivité considérables et d’améliorer la relation clients. « L'Intelligence artificielle exerce un effet de levier sur la productivité en changeant la manière d’exploiter les données, ce qui s’inscrit parfaitement dans la longue tradition d’innovation du Lloyd’s », déclare Craig Civil, responsable data Innovation du Lloyd’s.

« Dans dix ans, une part significative de l’industrie de l’assurance sera prise en charge par l’I.A. Ceci est une réalité que nous devons considérer. Nous sommes fiers que le plus grand marché d’assurance mondial travaille avec nous pour innover avec l’I.A. », déclare Nicky Singh, VP Royaume-Uni et Irlande d’Expert System.

Generali France et Watson

Dans le monde de l’assurance, le Lloyd’s n’est pas le premier à recourir à l’automatisation de ses process et de ses back-offices. Un assureur vie japonais avait ainsi créé l’émoi en remplaçant 34 salariés par un robot au sein de son service de facturation. En France, le Crédit Mutuel utilise la technologie cognitive d’IBM, Watson. Ce robot assiste également les collaborateurs de Generali France, dans la recherche des bénéficiaires de contrats d’assurance-vie en déshérence, comme le révéle le quotidien "Le Monde". Une réflexion qui agite la place, la Fédération française de l’assurance a créé en ce sens un groupe de travail dédié à l'intelligence artificielle et ses implications.

 


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