L’AFG s’invite dans le débat sur la fiscalité de l’épargne

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L’association française de la gestion financière publie un livre blanc sur la fiscalité de l’épargne. Elle pointe du doigt la fiscalité trop lourde qui pèse sur les épargnants.

Après avoir publié en début d’année un livre blanc sur le financement des entreprises, l’Association française de la gestion financière (AFG) s’attaque au sujet de la fiscalité de l’épargne. Dans un nouveau livre blanc publié ce lundi 28 août, l’association pointe les lourdeurs de la fiscalité pesant sur les épargnants et formule une dizaine de propositions visant à « la relance d’une épargne financière placée au service de l’économie », dont certaines sont en ligne avec les mesures fiscales annoncées par le gouvernement.

10 propositions

Dans ce livre blanc, l’AFG préconise :

-          d’imposer les produits et gains de l’épargne selon un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) incluant l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux et n’excédant pas 30 % (20 % pour le long terme) ;

-          d’abandonner le projet de taxe sur les transactions financières (TTF) européenne à 10 États seulement et ne pas aggraver la TTF française ;

-          de rassurer les investisseurs par la sanctuarisation de la non rétroactivité de la fiscalité des placements financiers et par une facilitation du dialogue entre administration fiscale et contribuables ;

-          de réduire, moduler voire supprimer le forfait social sur le Perco ;

-          ou encore, de dynamiser le capital investissement via les Fip (fonds d’investissement de proximité/ FCPI (fonds commun de placement dans l’innovation.

Une fiscalité plus lourde en France

Pour l’AFG, « les épargnants subissent une taxation sans cesse alourdie, instable et complexe qui n’a pas d’équivalent chez nos voisins européens ».

L'AFG estime en outre que « les investisseurs institutionnels traditionnels que sont les banques et les assurances étant poussés à se désengager des placements en actions par les réglementations prudentielles Bâle 3 et Solvabilité 2, et les réserves des caisses de retraite subissant globalement l’effet négatif des évolutions démographiques, il est plus que jamais indispensable d’inciter par une fiscalité adaptée les épargnants individuels à prendre le relais, notamment via les placements intermédiés gérés par des professionnels ». L’objectif final étant bien le financement de l’économie.



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