La décollecte en assurance vie se confirme
Mots clés : - Assurance vie,
- Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA),
- Bernard Spitz,
- Epargne,
- Livret A
La collecte nette d'assurance vie est fortement négative au mois de mai. La Fédération française des sociétés d'assurances demande des mesures pour renforcer l'attrait de l'épargne longue.
Commencé en août 2011, le phénomène de décollecte en assurance vie semble s'installer durablement. Ainsi, selon les derniers chiffres publiés par l'Association française de l'assurance (AFA) concernant mai 2012, les versements ont faibli à 8,3 Md€, tandis que les prestations se sont maintenues à un niveau élevé (9,8 Md€). Au total, la différence entre les flux entrants et sortants aboutit à une sortie nette de 1,5 Md€ en mai et de 3,6 Md€ depuis le début de l'année.
Les raisons en sont multiples et bien connues : les Français craignent un alignement de la fiscalité des revenus sur celle du capital, qui toucherait également l'assurance vie, et puisent dans cette dernière pour financer leurs achats dans l'immobilier, qui fait office de valeur refuge.Par ailleurs, la méfiance quant à la solidité des établissements financiers et les faibles rendements des placements favorisent les liquidités. Un signe : tandis que l'assurance vie cumule les décollectes, les livrets A et de développement durable ont progressé de 12 Md€. Le doublement du plafond annoncé par François Hollande lors de la campagne de l'élection présidentielle ne peut qu'aggraver la situation.
Lors de la présentation des résultats 2011, le président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), Bernard Spitz, a déclaré avoir attiré l'attention des pouvoirs publics sur ce phénomène, recommandant, « par exemple, d'étaler dans le temps le doublement du plafond du Livret A ».
Encourager la fidélité
Les acteurs de la banque soutiennent la même position, craignant que les fonds ne quittent les livrets bancaires pour se diriger vers la Caisse des dépôts.
Il reste à sécuriser les encours, qui ont reculé à 1 364 Md€ à fin mai, contre 1 374 Md€ un an plus tôt (effet volume et valeur de marché confondus). Bernard Spitz remet au goût du jour sa proposition d'allonger la durée de détention des contrats et souhaite « que les engagements au-delà de douze, voire seize, ans, puissent bénéficier d'un encouragement supplémentaire ».







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