La gestion d’actifs, première source de rentabilité future pour 66% des assureurs

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Selon une étude du gestionnaire d'actifs Blackrock, les assureurs misent davantage sur leur politique d'investissements. Pour 90% des assureurs français, la priorité est d’investir dans les classes d'actifs alternatives.


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Comment augmenter la rentabilité ? La question se pose de manière de plus en plus cruciale pour des assureurs confrontés à des taux bas et une pression de plus en plus forte sur leurs marges. Selon une étude du gestionnaire d’actifs Blackrock, menée pour la sixième année consécutive auprès de 300 assureurs dans le monde (dont 144 en Europe et 20 en France), ils se sont d’abord concentrés sur l’amélioration de la qualité de leur souscription et de leur portefeuille de risques (tarifs, sélection, diversification). C’est le cas de la moitié des assureurs français. Plus de 70% des assureurs, en particulier américains, ont aussi mis l’accent sur la réduction des coûts opérationnels.

Désormais, les assureurs comptent miser sur la politique d’investissement pour accroître leur rentabilité (66%). Il s’agit d’un changement de paradigme car, jusqu’ici, seul un assureur sur trois considérait la recherche de meilleurs rendements financiers comme une priorité. Bien sûr, l’environnement règlementaire (Solvabilité 2, normes comptables IFRS 9 et 17) est une contrainte de plus en plus forte, citée par 64% des assureurs (contre 46% en 2016). Les risques macro-économiques et géopolitiques (cités à 71%) ainsi que les risques de marché (tous cités à plus de 70%) contraignent également le profil de risque des assureurs.

Infrastructures et private equity

S’ils ne souhaitent pas accroître leurs risques, les assureurs se disent toutefois prêts à poursuivre la diversification de leur portefeuille d’actifs. 84% d’entre eux déclarent ainsi vouloir miser sur les investissements alternatifs, notamment illiquides, dans les 12 à 24 prochains mois. Une tendance encore plus élevée pour les assureurs français (90%), ce qui s’explique par l’abondance de cash et la baisse de la rentabilité observée par 25% d’entre eux au cours des 5 dernières années.

Parmi ces actifs alternatifs, les actifs réels comme les infrastructures, en particulier sous forme d’actions (infrastructure equities), et le private equity (capital-investissement) ont le vent en poupe : 33% des assureurs confirment leur intention d’augmenter leurs investissements dans ces classes d’actifs. En revanche, 31% des sondés déclarent vouloir réduire leur exposition à l’obligataire d’entreprise et 33% aux placements risqués à haut rendement, dits « high yield ». La priorité semble, aujourd’hui, de rechercher une meilleure prise de risque.



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