La gestion de sinistres : piste sérieuse pour les Insurtech

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Les assureurs investissent dans les start-up qui utilisent les nouvelles technologies pour repenser l'assurance. Selon un rapport trimestriel du cabinet de conseil et de courtage Willis Towers Watson, les insurtech les plus prometteuses seraient celles qui développent des solutions dans le domaine de la gestion de sinistres.

Les jeunes pousses spécialisées dans l'assurance intéressent les gestionnaires de sinistres
Les jeunes pousses spécialisées dans l'assurance intéressent les gestionnaires de sinistres

Tandis qu'en mai 2017, une étude du cabinet de conseil Oliver Wyman passait au crible 1000 Insurtech, en arguant que la gestion de sinistres était le domaine le plus porteur, la deuxième édition du rapport trimestriel Insurtech du cabinet de conseil, de courtage et de solutions logicielles Willis Towers Watson confirme que les changements induits par la technologie dans le secteur pourraient révolutionner en premier lieu le département indemnisation des compagnies et mutuelles.

Des investissements en hausse de 248% !

Pourquoi ? Parce que «les échanges que l'assureur peut avoir avec ses clients au sujet de la gestion des sinistres constituent la principale source d'informations et d'opportunités pour optimiser les risques et en faire un maillon essentiel de la chaîne de valeur d'un secteur en mutation», observe Rafal Walkiewicz, CEO de Willis Towers Watson Securities, entité qui conseille les assureurs et réassureurs en fusions/acquisitions et sur les produits des marchés de capitaux.

L'enquête montre, en tout cas, que le volume des investissements dans les insurtech a augmenté de 248% au deuxième trimestre 2017 pour atteindre 985 M$ (841 M€), soit un nombre de transactions et un montant investi entre compagnies et insurtech record (64 contre 38 au premier trimestre)

L'enjeu : le règlement automatique

En ligne de mire, c'est la capacité des assureurs à régler automatiquement - par smartphone idéalement et en temps réel - un sinistre qui est en jeu. Cette satisfaction ultime des clients, assortie d'une automatisation des process à même de réduire les frais fixes des assureurs fait réfléchir tous les acteurs de l'IARD.

Co-producteur du rapport, Andrew Newman, président et responsable international dommages du courtier en réassurance Willis Re, prévient : «ce n'est pas la technologie qui est disruptive, mais la capacité de chaque acteur à l'exploiter plus ou moins efficacement». La course a commencé...

 



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