Les agents de Nord-Picardie en première ligne

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Les mesures de prévention ont visiblement été efficaces. Les débordements de l'Helpe, de l'Aisne et de l'Oise n'ont pas eu un impact assurantiel aussi important que lors de la crue de 1993.

Maubeuge, Jeumont, Pont-sur-Sambre, Fourmies, Hirson, Guise, La Fère, on ne compte plus les communes des départements du Nord et de l'Aisne touchées depuis le 6 janvier par les débordements de l'Helpe, de l'Aisne et de l'Oise. Pour autant, pas de comparaison avec la crue de 1993, qui avait causé 1 milliard d'euros de dommages et touché 21 000 habitants. « Actuellement, j'ai 30 cm d'eau et de boues dans mon agence. J'ai dû me délocaliser. Ce n'est pas évident d'avoir à gérer une trentaine de dossiers quand on est soi-même touché, explique Benoît Coupé, agent Aviva à Guise. Mais en termes de dommages, 1993 a été beaucoup plus important. »

 

 

Savoir gérer le stress des sinistrés 

« Le nombre de dossiers est moins important, il n'y a pas eu de gros pépins, confirme Alain Thomas, agent Allianz à Guise. En 1993, j'ai ouvert 200 dossiers de sinistres, dont l'un pour une entreprise grossiste en électroménager à 5 M E. Aujourd'hui, pour l'instant, j'en suis à 5 dont le plus important ne dépassera pas 5 000 E. » Et tous deux de se féliciter des mesures de prévention mises en oeuvre : plans de prévention des risques d'inondation (PPRI), construction d'un barrage à Proisy, de bassins de rétention...

Groupama Nord Est parle, lui aussi, « d'événement de faible importance très localisé », au vu des 54 déclarations enregistrées au 12 janvier, dont 8 présentent un potentiel de coût supérieur à 30 000 E, même si certains dossiers, notamment d'entreprises agricoles, auront des coûts de sinistre importants.

« Les inondations sont des sinistres de masse qui touchent l'humain. En tant qu'agent général, je fais beaucoup d'accompagnement psychologique. Ce n'est pas le sinistre du siècle, mais gérer le stress des clients, rassurer, accompagner, cela ne se quantifie pas », indique Jean-Marie Sculfort, maire de Maroilles et agent Generali à Aulnoye-Aymeries, Hautmont, Fourmies et Hirson. « Depuis deux ans, et j'ai quarante-deux ans de métier, j'ai connu la tornade d'Hautmont en août 2008, une averse de grêle le 14 juillet 2010, d'exceptionnelles averses de neige avec nombre de toitures effondrées en décembre, et des inondations en ce début d'année... L'agent général, dans ces circonstances, prend toute sa dimension », conclut-il.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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