Les Français et l’aventure : les vacanciers prennent plus de risques qu’ils n’imaginent, selon les assureurs

Par - Publié le

,

Le Baromètre Groupama Assistance/Argus de l’assurance/Institut Think présente sa troisième vague après celle relative à la pratique du sport diffusée en juillet et celle portant sur les nouvelles pratiques de voyages publiée fin août. A nouveau, le regard croisé des Français et des courtiers d’assurances délivre une grande richesse d’informations cette fois-ci concernant l’aventure.

La découverte des paysages (61%) ;  la rencontre de nouvelles populations (53%), les voyages dans des contrées lointaines (40%) et des lieux isolés (40 %) matérialisent l’aventure selon les Français, loin devant le baroudage (33%) ou encore les pratiques sportives intenses (16 %). Et plus les Français avancent en âge, plus tout cela est vrai ! En revanche, l’étude laisse apparaître que les traditionnelles caractéristiques sociodémographiques influent peu sur ce constat.

Un faible esprit d’aventure…

Est-ce le contexte économique actuel qui freine l’esprit d’aventure de nos compatriotes plus prompts à placer leur argent qu’à l’investir dans leurs loisirs ? Difficile de l’affirmer même si 55 % d’entre eux n’expriment aucun souhait d’aventure et que 47 % considèrent même que leur désir de voyage s’est émoussé depuis peu. Bref, clairvoyants, 68 % des Français se qualifient de « peu aventuriers » et seuls 2 % déclarent l’être véritablement.

…et des risques très mesurés

Le faible attrait pour l’aventure se traduit également par une recherche de maîtrise des risques (57 %) et par une foule de précautions prises au moment du départ (72 % des répondants). Les Français expriment ainsi une vraie frilosité face à l’aventure que révèle également  un sentiment aigu du danger pour 62 % d’entre eux et même pour 71 % lorsque ceux-ci passent la barre des 65 ans.

Des « pros » démunis

Face aux Français peu portés sur l’aventure, les professionnels de l’assurance (courtiers et agents généraux) sont 48 % à affirmer n’être jamais sollicités sur ce risque et seuls 3 % déclarent l’être « très souvent » (au moins une fois par semaine). Néanmoins, alors que 31 % des Français interrogés pensent être à l’abri du risque lorsqu’ils se lancent à l’aventure, 55 % des professionnels du secteur estiment au contraire que les conditions dans lesquelles ils partent révèlent une certaine inconscience.

Mais l’enseignement majeur de cette étude, outre les comportements sociologiques, tient au sentiment des courtiers et des agents généraux d’être démunis face à ces risques, puisque seuls 34 % pensent disposer des produits d’assistance nécessaires pour faire face aux demandes de leurs clients.



Effectuer une autre recherche

Rechercher