Les marchés sanctionnent Admiral

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Impacté par le Brexit, le groupe britannique, propriétaire de l’olivier et Lelynx, a publié un ratio de solvabilité moins important qu’attendu.

Le propriétaire de l’Olivier et du Lelynx essuie les conséquences du Brexit
Le propriétaire de l’Olivier et du Lelynx essuie les conséquences du Brexit

Au cours des douze derniers mois, l’action d’Admiral a grimpé de quelque 57%, une performance largement supérieure à celle de ses concurrents outre-Manche. Or, la publication de ses résultats semestriels, le 17 août 2016, a fait plonger l’action à hauteur de 8% dans la matinée. En cause : le ratio de solvabilité, qui atteignait encore 206% fin décembre 2015, n’est plus que de 180% fin juin dernier, soit beaucoup moins que les attentes des analystes.

Par la voix de son nouveau directeur général, David Stevens, entré en fonction en mai, le groupe a justifié cette contre-performance par le climat d’intense volatilité causée par l’issue du référendum britannique. Pas de quoi cependant inquiéter Admiral outre-mesure : « les dirigeants sont convaincus que cela représente un niveau d’excédent très satisfaisant dépassant les coussins et exigences réglementaires » peut-on lire dans le communiqué du groupe. Admiral pourrait aussi, à terme, être impacté par le Brexit dans la mesure où il utilise les droits de passeport pour opérer en Espagne, en Italie, mais aussi en France où le groupe possède l’Olivier et LeLynx. Une perte de ces droits pourrait conduire le groupe à restructurer ses opérations européennes. Mais, pour l’heure,  Admiral a indiqué qu’il ne prévoyait pas « d’impacts néfastes sur les activités quotidiennes, y compris pour les clients ou pour ses salariés ». 

Bond du chiffre d'affaires pour L’olivier

Dans l’intervalle, le groupe a dégagé au premier semestre un bénéfice imposable en hausse de 4% à 193 millions de livres tandis que son chiffre d’affaires progressait à hauteur de 19% pour se hisser à 1.261 milliards de livres. Les opérations internationales en matière d’assurance ont creusé leurs pertes à 12,9 millions de livres sur les 6 premiers mois en comparaison de 2015, conséquence d’un accroissement de l’investissement sur les marchés américain et français. L’olivier, la marque d’assurance auto du groupe lancée en 2010 dans l’Hexagone, est parvenu à accroître son chiffre d’affaires à hauteur de 63% sur le semestre à 21.9 M et dispose aujourd’hui d’une base de 75 000 clients (+74%).

Résultat contrasté du côté des comparateurs

Du côté des sites de comparaison, le britannique confused.com a réalisé un bond de ses profits à hauteur de 75% à 8,3 millions de livres, une performance contrebalancée par une perte de 10,1 millions de livres du site de comparaison américain compare.com.  Le groupe anticipe des pertes de 30 à 35 millions de dollars pour ce site en 2016.  En revanche, l'entreprise a dégagé un profit de 0,7 million de livres grâce à ses contributions dans les sites de comparaison Rastreator en Espagne et LeLynx en France.



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