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Les réassureurs anticipent au mieux une stabilisation des tarifs en 2017 (RVS)

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Réunie à l’occasion des 60e Rendez-vous de septembre de Monte-Carlo, la réassurance mondiale continue de s’attendre à un environnement tarifaire peu porteur pour les renouvellements de janvier 2017. Des conditions de marché inchangées depuis maintenant cinq ans.

L'Hôtel de Paris à Monaco, l'un des lieux d'échanges entre cédantes, réassureurs et courtiers lors des RVS.
L'Hôtel de Paris à Monaco, l'un des lieux d'échanges entre cédantes, réassureurs et courtiers lors des RVS.

Après les agences de notations, c’est au tour des réassureurs eux-mêmes de livrer leurs prévisions sur les conditions du marché en dommages (property & casualty). Réunies comme chaque année aux Rendez-vous de septembre (RVS) de Monte-Carlo, évènement qui donne le coup d’envoi des négociations tarifaires en vue des prochains renouvellements de janvier 2017, les principales compagnies de réassurance se sont montrées plutôt réalistes.

Un cycle baissier depuis 5 ans

Pour la cinquième année consécutive, l’industrie s’attend à subir une nouvelle inflexion des prix. Munich Re, numéro un mondial de la réassurance anticipe « un léger ralentissement de la pression sur les prix, termes et conditions de marché ». Un peu plus encourageants, Hannover Re et Swiss Re tablent sur une stabilisation des primes au 1er janvier 2017. « L’industrie ne peut pas aller au-delà dans le bas du cycle. Nous nous attendons à des niveaux de prix stables », précise Swiss Re. « La baisse des tarifs a ralenti et nous observons, en fait, un marché plus stable », a déclaré Ulrich Wallin, président du directoire d'Hannover Re.

Un constat partagé par les agences de notations. Quelques jours avant les RVS, Lotfi Elbarhdadi, directeur senior groupe assurances chez Standard & Poor's observait que « la baisse des tarifs en réassurance dommages persistera en 2017 même si nous observons un ralentissement de ce rythme, de l’ordre de 0 à -5%. » Même amplitude sur la contraction des tarifs anticipée par l’agence Moody’s.

Des poches de croissance existent

Ces évolutions seront toutefois contrastées d’une ligne à l’autre. « L'érosion des prix dans la couverture de catastrophes naturelles devrait ralentir et des prix stables sont attendues en property », avance Swiss Re.

De son côté, Scor poursuit sa discipline de souscription en P&C, laquelle a été confirmée la semaine passée dans le nouveau plan stratégique 2016-2019 (« Vision in action ») du groupe. Sur le segment des traités cats, le réassureur français juge notamment les zones du Nord de l’Europe et du Sud-Est de l’Asie comme « très attractives » et « attractives » dans la zone Amériques (Etats-Unis, Canada, Amérique Latine).

Les mêmes causes produisent les mêmes effets

En un an, les fondamentaux économiques des réassureurs n’ont guère changé : une offre supérieure à la demande du fait de grosses capacités à la fois dans le bilan des réassureurs et dans les capitaux alternatifs (« cat bonds », ILS…), des cédantes qui conservent plus de rétention, une pression tarifaire de l’assurance directe ainsi que des rendements financiers faibles compte-tenu de l’environnement de taux bas persistant.

Dans le cas où ce cycle se prolongerait, la pause observée dans la consolidation du secteur en 2016 pourrait bien être de courte durée. « Si les prix restent aussi bas que les dernières années, les activités de fusions-absorptions repartiront », explique Torsten Jeworrek, membre du conseil d’administration de Munich Re. Des rapprochements qui concerneront en premier lieu les acteurs de taille moyenne ou « monoliners ». Des cibles plus facilement « opéables » en situation de vents contraires.

 

 


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