Les "zinzins" craignent les dettes souveraines plus que les actions
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C’est en tout cas le constat qui ressort de la 3ème édition du sondage RiskMonitor d’Allianz Global Inverstors, baptisée « repenser la sécurité ». Ainsi, 73,8% des investisseurs institutionnels interrogés expriment des inquiétudes à l’égard de la dette souveraine (et presque un tiers considèrent encore ces actifs comme des actifs sûrs), quand sept sur dix craignent toujours une correction des marchés action. Plus de quatre sur cinq estiment que la volatilité constitue un risque majeur et une menace pour leurs objectifs financiers à 12 mois. Et « les craintes relatives aux niveaux actuels des taux d’intérêt restent soutenues par rapport à l’automne dernier. Un cinquième des personnes interrogées considère qu’il s’agit d’un risque majeur et 45% un risque significatif », ajoute le groupe.
Plus de virtuel mais du "réel"
En revanche, cette édition voit reculer certains risques aux yeux des investisseurs par rapport à l’édition 2011, tel celui des fluctuations des prix. Dans cet environnement, Allianz Global Investors a demandé aux investisseurs, où ils pouvaient trouver de la sécurité dans leurs placements. Le sondage laisse apparaître que près d’un tiers plébiscitent les actifs « réels », notamment l’immobilier, les infrastructures et les métaux précieux. « De nombreuses personnes interrogées estiment que de nos jours les actifs véritablement sûrs ne se croisent plus dans les manuels théoriques. Aussi, les investisseurs sont prêts à prendre un certain recul et à l’accepter l’idée d’une sécurité relative. A cet égard, la montée en puissance de la dette émergente, des actions de qualité ou des infrastructures montre que les investisseurs ont déjà entamé ce processus d’adaptation », a commenté James Dilworth, CEO d’Allianz Global Investors Europe.
Enfin, les risques réglementaires et de gouvernance sont considérés comme moins significatifs que les inquiétudes relatives aux marchés, même s’ils s’inscrivent en hausse par rapport au précédent sondage. Près de 55% des sondés pensent devoir consacrer en 2012 davantage de ressources qu’en 2011 à gérer les problématiques liées aux risques de réglementation et de gouvernance.






