MMA devient l'atout entreprise de Covéa

Par - Publié le

,

,

,

,

,

,

Au sein du groupe Covéa, MMA s’organise pour renforcer ses positions en risques d’entreprise. Objectif : marquer sa différence avec ses concurrents internationaux.


Laetitia DUARTE

MMA fait sa mue. La transformation de cette enseigne de Covéa a débuté en 2015. Cette année-là, deux socié­tés du groupe mutua­liste actives en risques d’entreprise – Covéa Risk et Covéa Fleet – ont été intégrées dans MMA IARD. S’en est suivie la création d’une nouvelle identité commer­ciale, MMA Entreprise, commune aux agents généraux et aux courtiers.

D’autres signes de métamorphose ont fait leur appa­rition en 2016. Il y a d’abord eu l’arrivée d’Odile Lasternas-Brécy, une spécialiste des risques d’entreprise, au poste de directrice du développement entreprises de MMA. Plus récemment, Covéa et le courtier Finaxy ont créé une société commune, Covery, auprès de laquelle les agents généraux MMA pourront placer, à partir de 2017, des risques d’entre­prise que leur mandante ne couvre pas. Autant d’événements qui illus­trent le repositionnement de MMA sur le marché des entrepri­ses. « Dans la stratégie de Covéa, MMA est aujourd’hui le fer de lance du groupe sur le marché des entreprises : TPE, PME, ETI et grands comptes », résu­me Olivier Jarry, directeur central entreprises de MMA.

Sur ce marché de plus en plus convoité, la marque de Covéa dispo­se de bases solides, selon lui. « Nous couvrons déjà de nombreux besoins : flottes automobiles, risques industriels, assurance construction, mais aussi marchés spécialisés. »

Un marché en expansion

Sur le terrain, la société d’assurance s’appuie sur deux réseaux complémentaires : 1 200 agents généraux actifs auprès des professionnels et TPE-PME, et 2 700 courtiers plus centrés sur les ETI et les grandes entreprises. Tout l’enjeu pour MMA qui revendique la 3e place en assurances des professionnels et des entreprises (12 % de parts de marché) est de « monter en gamme », selon Olivier Jarry, « en visant plus particulièrement les ETI et les grands comptes des secteurs de l’industrie, du commer­ce et des services, du BTP ainsi que les flottes d’entreprises ».

Pour renforcer ses positions, MMA a étoffé ses effectifs – ses forces de souscription ont augmen­té de 15 % en un an – et revu son organisation. « Depuis avril 2016, toutes les compétences impliquées dans la chaîne de valeur de production – direction technique, souscription, gestion et animation du courtage, etc. – sont réunies au sein d’une même direction, ce qui nous permet, si besoin, de mobiliser des équipes dans une approche globale des clients », explique Olivier Jarry. Seule la gestion de sinistres est opérée par une autre entité : Covéa AIS, un mode d’organisation qui nécessite encore des ajustements. « Nous travaillons à renforcer les liens avec ces équipes pour gagner en agilité en termes de services clients, sans rupture dans l’appro­che globale – jusqu’à l’indemnisation », observe Odile Lasternas-Brécy.

  • 12 % La part de marché de MMA en assurance des professionnels et des entreprises (RC générale, dommages aux biens, transport, hors flottes). MMA se place en 3e position sur ce marché.
  • 340 000 professionnels et entreprises assurés par MMA.

Miser sur la proximité…

La direction entreprises compte 950 personnes dont 270 réparties sur 10 sites en province, une orga­nisation décentralisée sur laquelle mise MMA pour se différencier. « À l’heure où certains acteurs internationaux centralisent leurs ressour­ces, notre organisation régionalisée nous permet d’entretenir des relations de proximité avec les courtiers qui recher­chent des circuits de décision courts pour répondre aux atten­tes de leurs clients », observe Olivier Jarry. Dans son approche des ETI et grands comptes, le courtage est devenu un maillon essentiel de la stratégie de MMA. D’où la mise en place, au sein de la direction entreprises, de deux équipes, « l’une dédiée aux acteurs de proximité, l’autre aux cabinets de taille plus importante pour animer le réseau de façon différenciée et répondre à leurs attentes respec­tives », explique Dominique Orain, directeur de la politique courtage.

… s’internationaliser

Sur le terrain, MMA met en avant le fait que ses centres de décisions sont basés en France. Mais pour répondre à des demandes d’entreprises évoluant au-delà de l’Hexagone, la faible présence de MMA et de Covéa à l’étranger peut se révéler un handicap par rapport à des groupes internationaux comme Axa, Allianz et Gene­rali. Sur ce plan, aussi, les lignes bougent au sein de MMA. « Nous investissons à l’international. La fusion de Covéa Risks et Covéa Fleet dans MMA nous a permis de réaliser toutes les démar­ches d’agrément pour interve­nir en libre prestation de service dans les pays de l’EEE (1) », explique Odile Lasternas-Brécy. Par ailleurs, MMA est membre depuis 1985 du réseau d’assureurs INI – International network of insurance – lui permettant d’être présent dans 120 pays et « nous allons organiser la souscription internationale pour intervenir partout où les besoins existent, en appui d’un support technique qui travaillera notamment en lien avec les corres­pondants locaux du réseau », ajoute Odile Lasternas-Brécy. Autre sujet sur lequel travail­le la direction entreprises, précise-t-elle : « la coopération avec les équipes de Covéa AIS pour intervenir en continu sur des affai­res internationales ». La mue de MMA n’est donc pas terminée.

 

 



Effectuer une autre recherche

Rechercher

article extrait de l’argus de l’assurance

Tous les vendredis, l’information de référence
des institutionnels et des réseaux
 Contactez la rédaction
 Abonnez-vous